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Programme

Le programme complet de la conférence est maintenant disponible - la version française sera en ligne le 9 mai

Programme complet de la conférence

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CAPAL18-ACBAP18

Communauté, diversité et éducation :

la bibliothéconomie académique traverse une période difficile

dans le cadre du Congrès des sciences humaines 2018
Université de Régina; Régina, Saskatchewan

28 mai 2018 (Atelier préconférence)
Du 29 mai au 31 mai 2018 (Conférence)

ACBAP18 propose aux bibliothécaires universitaires une occasion de faire l'examen critique et de discuter des façons dont la collaboration, le respect des différences et le professionnalisme nous fortifient au moment où les valeurs de notre profession sont en proie à l’érosion, à l’intérieur de nos universités comme dans le reste du monde. Le temps est venu de considérer le rôle de la bibliothéconomie académique dans un monde en évolution et les moyens dont disposent les bibliothécaires universitaires pour contester la privatisation des universités et des bibliothèques, les inégalités au sein des établissements et les tentatives de déprofessionnalisation des bibliothécaires académiques.

LUNDI LE 28 MAI 2018

Atelier préconférence : Les alliés dans les bibliothèques à l’ère de la réconciliation

Présentation par : Deborah Lee (Université de la Saskatchewan)
Heure : 13 h 30 – 16 h 30
Lieu : Salle First Nations FN2002

Cette séance interactive s'appuiera sur la théorie antiraciste pour explorer l'histoire de l'inégalité racialisée entre les peuples autochtones et la société des colons blancs au Canada. La politique officielle du multiculturalisme a été une pratique efficace pour réduire la nécessité d'analyser le racisme au Canada. Plus récemment, les excuses nationales pour les pensionnats indiens et la Commission de vérité et réconciliation ont également contribué à perpétuer l'hypothèse que le Canada a fait amende honorable. L'éducation antiraciste cherche à remettre en question ces discours nationaux bienveillants. Les discours racialisés faisaient partie intégrante de la colonisation et de l'impérialisme et continuent de fournir une base pour comprendre les conditions sociopolitiques et éducatives actuelles. Le racisme est efficace pour normaliser et naturaliser un système d'inégalité et d'injustice. Pendant des siècles, les peuples autochtones ont revendiqué leur droit et se sont battus pour la justice et la restitution, malgré les politiques et pratiques coloniales qui leur ont été imposées par les Canadiens et qui se poursuivent de façon endémique encore aujourd'hui. Dans l'état actuel d'inégalité raciale et coloniale, il demeure nécessaire de développer une compréhension historique de la notion de race et de son utilité dans l'application d'une hiérarchie sociale de la valeur humaine.

Cet atelier contribuera à l'acquisition et à la maîtrise de connaissances antiracistes. Nous fournirons des exemples à la fois historiques et actuels de la façon dont des processus similaires de racialisation se poursuivent dans le discours et les pratiques quotidiennes des Canadiens dans des institutions comme les soins de santé, les universités et les bibliothèques. La racialisation se manifeste, entre autres, dans les pratiques d'embauche, le travail en comité, et les situations d'enseignement et d'apprentissage. Que peut et doit signifier la réconciliation dans ce contexte? Nous examinerons les possibilités de travail solidaire au-delà des différences raciales et discuterons de la façon dont le perfectionnement professionnel et les pratiques éthiques du personnel des bibliothèques peuvent mener à des exemples d'alliance. Au coeur du travail antiraciste visant la justice se trouve la nécessité d'une autoréflexion permanente, que cet atelier cherche à la fois à amorcer et à soutenir pour votre propre cheminement.

Animation :

Verna St. Denis est professeure d'éducation à l'Université de la Saskatchewan, où elle donne des cours de premier cycle et d'études supérieures en éducation antiraciste intégrée au Département des fondements de l'éducation. Elle s'identifie à la fois comme Crie et Métisse et est membre de la Première Nation Beardy's and Okemasis. Sa recherche doctorale a exploré l'impact de l'anthropologie fonctionnelle et de la théorie culturelle sur la problématisation des politiques et des pratiques éducatives dans l'éducation des étudiants autochtones. Il s'agit donc essentiellement d'explorer comment le colonialisme a utilisé la théorie culturelle pour dépolitiser l'éducation des étudiants autochtones et marginaliser davantage les peuples autochtones. Ses recherches ont également porté sur l'exploration des connaissances et de l'expérience des enseignants autochtones, en particulier dans les écoles publiques. Et son troisième domaine de recherche et d’enseignement vise à promouvoir la nécessité d'une formation antiraciste et la façon dont nous l’offrons aux étudiants en éducation identifiés blancs et aux enseignants et administrateurs en poste. En bref, il s'agit de comprendre les investissements émotionnels et politiques qu’ont les colons blancs en rejetant une analyse anticoloniale et antiraciste.

Sheelah McLean est titulaire d’un doctorat en éducation antiraciste de l’Université de la Saskatchewan. Sheelah a été enseignante au secondaire pendant 25 ans dans la division des écoles publiques de Saskatoon, et elle enseigne actuellement dans le domaine de l'éducation des adultes. En tant qu'éducatrice, chercheuse et organisatrice du mouvement Idle No More, le travail de Sheelah s'est concentré sur des projets de recherche et des actions qui s'attaquent à l'inégalité, en particulier sur l'héritage de l'oppression vécue par les peuples autochtones dans une société de colons blancs. Sheelah a reçu de nombreuses distinctions pour son travail en justice sociale, notamment le prix Alumni of Influence de l'Université de la Saskatchewan (2013), le prix Activiste de l'année du Conseil des Canadiens (2014) et le prix Carol Gellar pour les droits de la personne (2015).

L’inscription se fait uniquement sur le portail d'inscription au Congrès (https://register.congress2018.ca). Inscrivez-vous à la conférence CAPAL et trouvez l'atelier sous « Frais de banquet/Autres ». Le coût de l’atelier est de 55 $.

REMARQUE : Si vous prévoyez assister à l'atelier, vous devez l'ajouter lors de votre inscription au Congrès et à l’ACBAP. Vous ne pouvez pas l'ajouter plus tard sans avoir à annuler votre inscription. Communiquez avec le Congrès pour obtenir de l'aide : https://www.congres2018.ca/propos/nous-joindre

Jour 1 — mardi LE 29 mai 2018

8H À 9H : INSCRIPTION (FIRST NATIONS FN 2000)

Veuillez noter que vous devez d'abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l'insigne du Congrès et votre porte-nom. Ensuite, rendez-vous au bureau d'inscription de l'ACBAP situé à l’Université des Premières Nations pour compléter votre inscription avec nous et vous joindre à la conférence.

9H À 9H 15 : MOT DE BIENVENUE ET MOT D'OUVERTURE (PREMIÈRES NATIONS FN 2000)

9H 15 À 10H 15 : ALLOCUTION D'OUVERTURE (FIRST NATIONS FN 2000)

Présentation par: Lorna E. Rourke,
Université St. Jerome’s à l’Université de Waterloo, Ontario

Jane Schmidt

Jane Schmidt est bibliothécaire à l'Université Ryerson sur le territoire du plat à une cuillère depuis 2003. Sa carrière variée lui a permis de s’occuper, entre autres, des acquisitions, du développement de collections, de la gestion intermédiaire et de la liaison dans divers domaines. Actuellement, elle est bibliothécaire de liaison pour les soins aux enfants et aux jeunes, les études sur la petite enfance et l'ingénierie. Elle a publié des articles sur des sujets tels que les acquisitions axées sur la demande, l'analyse des collections, les plans d'approbation et le système d’échange de livres Little Free Libraries. Ses intérêts actuels sont le service communautaire, l'examen de la philanthropie littéraire sous un angle anticolonial et la redécouverte du simple plaisir de travailler avec les étudiants. Elle blogue par intermittence, gazouille prodigieusement et adorerait vous montrer des photos de son fils et de ses chats.

Innovez-moi ça! La boulechite dans les bibliothèques universitaires et ce qu’on peut y faire

Les bibliothèques universitaires produisent et perpétuent leur juste part de langage de gestion - ou plutôt, de boulechite. Nous créons des listes de compétences de base pour actualiser nos propositions de valeur. Nous vénérons les réflexions de chefs de file de la bibliothèque innovante du 21e siècle. Nous créons un espace synergique pour incuber les prochains grands changements. Nous créons et administrons des comités et des groupes de travail qui, à leur tour, génèrent un cycle ininterrompu de courriels pour établir les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions. Je vais réfléchir à la façon dont cette prolifération du langage vide affecte notre psychisme collectif, et à ce que nous pourrions faire pour s’en affranchir et nous concentrer sur un travail significatif et productif à toutes les étapes de notre carrière.

10H 15 - 10H 45 : PAUSE DU MATIN - CAFÉ/THÉ ET COLLATIONS LÉGÈRES (FIRST NATIONS FN 2000)

10H 55 - 12H 10 : SÉANCES SIMULTANÉES 1

SÉANCE SIMULTANÉE 1A : LES BIBLIOTHÉCAIRES ET LES PRATIQUES DE TRAVAIL
LIEU : FIRST NATIONS FN 2000
PRÉSENTATION PAR : LEONA JACOBS

Intervention d'une tierce partie dans les différends en matière de négociation collective

Jennifer Dekker (Université d’Ottawa)

La négociation est « le moyen fondamental d'obtenir ce que vous voulez des autres », mais elle est souvent entachée de conflits lorsque des parties ayant des intérêts opposés s'engagent dans la négociation collective (Fisher, Ury et Patton 2011, xxvii). La négociation collective est une négociation entre les employés (habituellement représentés par des dirigeants syndicaux) et leur employeur concernant les droits de chaque partie et les conditions de travail des employés. Il peut s'agir des salaires, des heures de travail, des avantages médicaux complémentaires, des pensions, des procédures de règlement des griefs, de la définition des tâches, de l'environnement physique, de l'équipement, etc. Les conflits peuvent dégénérer en grèves ou en lock-out, avec de graves conséquences pour les travailleurs, les étudiants, les collèges, les universités et les syndicats, surtout dans un climat économique d'austérité et un environnement politique où les grèves sont de moins en moins visibles. Cette présentation traite de l'intervention d'un tiers, en mettant l'accent sur la facilitation, la médiation, la conciliation et l'arbitrage, y compris la négociation des questions bibliothécaires lorsqu'elles font partie intégrante d'une ronde de négociation dominée par les professeurs.

L'intervention d'une tierce partie a-t-elle été utile dans la gestion des conflits afin que les négociations collectives puissent être raisonnablement fructueuses (ce qui signifie que non seulement les parties parviennent à une entente, mais qu'elles obtiennent également un niveau raisonnable de satisfaction à l'égard du processus et du résultat)? Quand les équipes de négociation devraient-elles faire appel à une tierce partie? Comment une association sélectionne-t-elle un tiers? Quels sont les facteurs à considérer pour les participants à la négociation collective lorsqu'ils reçoivent l'aide d'une tierce partie? Ce sont les principales questions auxquelles cette présentation répondra.

La méthodologie consiste en une compilation et une analyse de recherches documentaires et d'expériences personnelles. J'ai participé à trois négociations consécutives au nom de mon syndicat, l'Association des professeur(e)s de l'Université d'Ottawa, dont j’ai été la présidente de 2015 à 2017, lorsque l'Association s'est engagée dans diverses formes de médiation et de négociations. Cette discussion sera très utile pour les participants ayant une compréhension et une certaine expérience de la négociation collective, mais elle conviendra également aux participants ayant un intérêt général envers la négociation collective dans nos établissements universitaires.

Fisher, R., Ury, W. et Patton, B. (2011). Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. 3e éd. New York : Penguin Books.

Le travail solidaire : les bibliothécaires dans les syndicats des collèges et des instituts techniques

Shannon Moist (Collège Douglas); Chloe Riley (Université Simon Fraser)

Comme les récents conflits de travail et les actions collectives dans les établissements d'enseignement à travers le Canada l'ont clairement indiqué, les syndicats continuent de jouer un rôle vital dans la protection des droits des bibliothécaires universitaires dans leur milieu de travail. En ces temps difficiles, les syndicats s'efforcent de réglementer les conditions de travail et de défendre le professionnalisme des bibliothécaires universitaires en visant la normalisation des salaires et des avantages sociaux, la protection de la liberté universitaire et le maintien de la recherche et de l'enseignement. L'étude de la prévalence des syndicats dans les établissements d'enseignement postsecondaires canadiens et de la protection de diverses conventions collectives permettra de mieux comprendre la valeur que nous accordons au travail, au professionnalisme et au statut académique dans les bibliothèques universitaires.

Les recherches antérieures sur le thème des syndicats dans les bibliothèques universitaires se sont concentrées sur les universités et les grandes bibliothèques de recherche, créant une lacune importante en ce qui concerne le statut des bibliothécaires universitaires dans les petits établissements. En recueillant et en analysant des données sur le statut des bibliothécaires universitaires dans les collèges et les instituts techniques à travers le Canada, nous fournirons un aperçu indispensable sur la prévalence des syndicats dans les petits établissements. De plus, nous explorerons l'étendue des protections dans ces environnements syndiqués, soulignerons les défis uniques en matière de main-d'oeuvre et d'organisation auxquels font face ces établissements et examinerons les tensions qui peuvent survenir entre les bibliothécaires et le corps professoral au sein de l'association de professeurs. Nous aborderons également le rôle que jouent les syndicats en matière de justice sociale au sein des bibliothèques universitaires, y compris la lutte contre les préjugés et l'inégalité dans les milieux de travail des bibliothèques.

Nous invitons les délégués à se joindre à cette séance pour explorer les questions de travail, de professionnalisme, d'action collective et de justice sociale dans les bibliothèques de toutes tailles.

SÉANCE SIMULTANÉE 1B : RESTRUCTURATION DES CROYANCES
LIEU : FIRST NATIONS FN 1011
PRÉSENTATION PAR : JANE FORGAY, BIBLIOTHÈQUE DE L’UNIVERSITÉ DE WATERLOO

Confronter l'histoire et faire face à la réalité : le rôle de la formation continue dans le catalogage et le contrôle d'autorité des noms

Jeannine Berroteran (St. Paul, MN)

La bibliothéconomie universitaire peut être décrite de façon appropriée par deux mots : changement et défi. Bien qu'aucun département n'ait été épargné, les changements et défis les plus importants affectant la bibliothéconomie universitaire se situent dans le domaine du catalogage. Les catalogueurs ont l'importante responsabilité d'étiqueter et de décrire les personnes, les lieux et les événements, en fournissant la structure ou l'épine dorsale sur laquelle les bibliothécaires et les chercheurs s'appuient pour localiser le matériel sur le sujet à l'étude et décrire de façon appropriée et précise ce qui s’y trouve. Puisque les catalogueurs fournissent une identité au moyen du contrôle d'autorité des noms, il est crucial pour ces professionnels de privilégier le perfectionnement continu à la fois dans les méthodes (technologiques) mises en oeuvre dans leur travail et dans les changements d'identité, en particulier parmi ceux qui ont été marginalisés en raison d'injustices historiques et contemporaines.

L'anthologie à paraître Ethical Questions in Name Authority Control (Jane Sandberg, éditrice) traite des pratiques passées, présentes et futures utilisées pour le contrôle d'autorité des noms par le modèle de gestion de l'identité et de la nécessité de réfléchir sur le passé et le présent en ce qui a trait aux méthodes employées pour ce travail et leur traitement éthique par les catalogueurs en raison de leur puissant rôle. Les changements et les défis sont mis en évidence par la fréquence des avancées technologiques, créant, comme le décrit Autumn Faulkner, « ...la position précaire dans laquelle les bibliothécaires des services techniques se trouvent,... essayant de discerner la forme exacte des changements à venir, et se demandant si [ils] ont les moyens de s'y préparer » (115), mais le perfectionnement continu des catalogueurs doit également impliquer une prise de conscience et une réflexion sur l'histoire des personnes affectées par les injustices historiques et contemporaines. Ainsi, à mesure que les conditions sociétales évoluent avec le temps, leur identité, laquelle est basée sur la culture, l'ethnicité et l'identité historique, évoluera également. Les changements simultanés qui se produisent au sein de la société mondiale et les méthodes utilisées pour identifier et décrire les sujets exigeront que la ou le spécialiste du catalogage, en tant qu'autorité de nommage, étudie et réfléchisse sur l'histoire et la réalité de ceux qui ont été marginalisés par les injustices du passé. Cette présentation traitera des injustices sociales et historiques ressenties par certains groupes marginalisés, ainsi que des changements technologiques et des défis qui doivent retenir l’attention des catalogueurs dans leur rôle d'autorité de nommage.

Décolonisation des bibliothèques universitaires : la maîtrise de l'information essentielle et la vérité et réconciliation

Donna Langille (Université McGill) (récipiendaire de la bourse de participation à la conférence de l’ACBAP)

La Fédération canadienne des associations de bibliothèques (FCAB) a formé un Comité sur la vérité et réconciliation en 2016 et a présenté son rapport et ses recommandations en 2017. L'un de ses objectifs était de déterminer comment les bibliothèques, les archives et les institutions du patrimoine culturel peuvent mettre en oeuvre les 94 appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Cette présentation vise à développer les recommandations de la FCAB en déterminant et en explorant comment l'enseignement de la maîtrise de l'information essentielle peut soutenir la réconciliation dans les bibliothèques universitaires.

Au cours des dix dernières années, la recherche sur la maîtrise de l'information essentielle dans les bibliothèques et les études sur l'information a connu un essor fulgurant. La maîtrise de l'information essentielle va au-delà du développement des compétences en bibliothéconomie des étudiants, comme la capacité de trouver des sources pertinentes et d'utiliser le catalogue de la bibliothèque. Elle vise à encourager l’initiative des étudiants dans le processus de recherche, de récupération et d'évaluation de l'information. La maîtrise de l'information essentielle encourage également l'examen des structures de pouvoir social et politique dans le contexte de l'information.

Cet exposé porte sur l'histoire des bibliothèques en tant qu'institutions coloniales et s'appuie sur les travaux d'érudition sur la maîtrise de l'information essentielle, la théorie de la pédagogie critique, et la littérature sur la réconciliation coloniale du point de vue autochtone. Cette présentation propose que la maîtrise de l'information essentielle, effectuée intentionnellement sous un angle anticolonial, en reconnaissant et en abordant les disparités de pouvoir social entre les colons et les communautés autochtones, peut favoriser la réconciliation en encourageant les étudiants à remettre en question les concepts d'autorité et le privilège de l'écrit dans l'enseignement supérieur, ainsi qu'à reconnaître et à respecter les systèmes de savoirs autochtones.

Le but de cette présentation est d'évaluer les façons dont les bibliothécaires universitaires peuvent adopter la pratique pédagogique critique comme moyen de résister et de défier le pouvoir colonial au sein de l'université. Dans cette présentation, j'espère m'appuyer sur le travail accompli par le Comité sur la vérité et réconciliation de la FCAB et faire valoir, dans une perspective alliée, l'importance de la participation des bibliothécaires universitaires à la réconciliation.

Indigénisation et réconciliation dans les bibliothèques de l'Université de Waterloo

Jessica Blackwell (Université de Waterloo); Chris Read (Université de Waterloo)

Après la publication du rapport final du Comité sur la vérité et réconciliation en 2015, un certain nombre d'établissements postsecondaires canadiens ont mis en oeuvre des stratégies d’autochtonisation à la fois à l'échelle du campus et au sein des bibliothèques. L’Université de Waterloo prévoit mettre en oeuvre une stratégie d’autochtonisation à la grandeur du campus, selon les recommandations formulées par un comité directeur. Des initiatives débuteront sur le campus à l'été 2018. Le comité directeur est formé de plusieurs groupes de travail. Jessica Blackwell siège au groupe de travail sur le curriculum et les programmes d'études, et Chris Read siège au groupe de travail sur la recherche. Les trois autres groupes portent sur l'engagement communautaire, les politiques et les procédures, et l'expérience des étudiants.

Notre exposé reflétera notre expérience au sein de ces groupes de travail et communiquera nos réflexions sur le groupe directeur de la stratégie d'indigénisation, y compris les recommandations formulées et le processus pour les réaliser. Nous voulons mettre en évidence les domaines où il existe des possibilités pour les bibliothèques universitaires de jouer un rôle de leadership dans l'élaboration de stratégies significatives en matière de vérité et de réconciliation et d'indigénisation. Plus précisément, nous prévoyons discuter des recommandations que nous avons faites à la bibliothèque de l'Université de Waterloo découlant de notre implication dans nos groupes de travail respectifs.

Le thème de l’ACBAP18 « Communauté, diversité et éducation : la bibliothéconomie académique traverse une période difficile » convient très bien au contenu de notre présentation. Nous pensons que travailler à la mise en oeuvre d'une stratégie d'indigénisation à l'Université de Waterloo est une étape cruciale dans l'engagement avec notre communauté. L'Université de Waterloo occupe une position géographique unique, étant située sur le territoire traditionnel des peuples neutres, Anishinaabe et Haudenosaunee, sur la parcelle Haldimand, la terre promise aux Six Nations qui comprend six milles de chaque côté de la rivière Grand. Dans notre communauté, ce fait a longtemps été négligé et, jusqu'à tout récemment, n'était pas été reconnu par l'Université. Un rôle important que les bibliothèques peuvent jouer dans nos diverses communautés consiste à les éduquer et à les servir de façon significative. Nous espérons que notre expérience de travail avec le comité directeur nous permettra d’offrir aux membres de l’ACBAP un contenu utile et précis sur les meilleures pratiques en matière d'indigénisation dans une bibliothèque et sur la façon dont les bibliothèques peuvent soutenir les étudiants autochtones.

SÉANCE SIMULTANÉE 1C : BIBLIOTHÉCONOMIE ET IDENTITÉ BIBLIOTHÉCAIRE
LIEU: FIRST NATIONS FN 1020
PRÉSENTATION PAR : MARY GREENSHIELDS, UNIVERSITÉ DE L’ALBERTA

La théorie comme force matérielle : le marxisme et le défi de la bibliothéconomie universitaire

Sam Popowich (Université de l'Alberta)

Le thème « Communauté, diversité et éducation » est d'actualité. En plus des domaines évidents dans lesquels la bibliothéconomie universitaire n'offre pas une diversité adéquate - principalement en ce qui a trait au genre et à la race - il manque aussi de diversité dans le domaine des approches théoriques. C'est particulièrement problématique à l'heure actuelle, car sans positions théoriques rigoureuses, il nous est souvent difficile de remettre en question les processus qui se produisent autour de nous (comme la privatisation de l'université, ou les dangers de la technologie), ou de justifier nos propres aspirations et positions.
Les idées et le travail de Karl Marx éclairent la pratique pro-travail, égalitaire et communautaire depuis plus de 150 ans, et continuent de remettre en question les
politiques socio-économiques dominantes qui animent nos institutions, y compris les bibliothèques universitaires. Ma recherche actuelle explore l'intersection de la théorie marxiste politique, sociale et économique avec la bibliothéconomie et la technologie. Dans cette présentation, j'explorerai certains aspects de la pensée de Marx qui peuvent et devraient être utilisés pour renforcer la bibliothéconomie universitaire dans un monde en mutation. Loin d'être une théorie obsolète ou défunte, la pensée de Marx peut nous donner une base rigoureuse pour soutenir la collaboration, les différences et le professionnalisme, tout en fournissant un contexte socio-économique plus large dans lequel fonder notre pratique professionnelle.

Je vais structurer cet exposé autour de quelques exemples concrets de débats professionnels actuels, et démontrer comment les concepts de Marx peuvent nous aider à comprendre et à négocier nos positions dans ces débats. D’abord, je parlerai de la liberté universitaire, de la permanence, puis de la question de la déqualification et de la professionnalisation. La conception matérialiste de l'histoire de Marx et son insistance sur l'unité du politique et de l'économique sont importantes ici. Ensuite, je discuterai des questions de biais algorithmique et de changement technologique en utilisant la conception de Marx de l'innovation sous le capitalisme et la fonction économique de la technologie. Enfin, je discuterai de la privatisation de l'université néolibérale, en regardant non seulement Marx, mais aussi des théoriciens marxistes plus récents comme les autonomistes italiens, et leurs idées du travail immatériel et du capitalisme cognitif.

En donnant un aperçu de la valeur d'une approche marxiste, j'espère plaider en faveur d'une plus grande diversité théorique au sein de la bibliothéconomie, et démontrer comment la théorie sociologique, politique et économique est une exigence pour comprendre la bibliothéconomie universitaire et favoriser son engagement dans un monde en mutation.

À la recherche d'identités bibliothécaires changeantes et émergentes

Sara Klein (Université de Calgary); Bartlomiej Lenart (Université de Calgary)

Des changements dans l'identité et la pratique des bibliothécaires se sont produits tout au long de la longue histoire de la profession. Par exemple, dans l'Antiquité, les érudits étaient les précurseurs des pratiques modernes de catalogage, d'indexation, de classification, de vérification des faits et de vérification des sources (Sandys, 2010; Gray, 2012). Au Moyen-âge, les bibliothèques monastiques ont ajouté le développement et la gestion des collections (Hessel, 1950; Gray, 2012) au répertoire des bibliothécaires. Plus récemment, S. R. Ranganathan (1931) a mis l'accent sur l'utilité des ressources, modifiant à nouveau la façon dont les bibliothécaires perçoivent la bibliothèque et leur rôle au sein de celle-ci.

Au cours des dernières années, la profession de bibliothécaire a encore une fois subi des changements importants en réponse aux innovations technologiques, aux besoins des utilisateurs et aux pressions politiques et économiques. Ces changements ont suscité des tentatives de reconception de l'identité et du rôle des bibliothécaires dans le contexte des modèles d'engagement nouveaux et émergents. Par exemple, selon Nelson et Irving (2014), alors que les bibliothécaires concevaient leurs rôles professionnels pré-Internet comme « experts de la recherche », l'adoption généralisée d'Internet a entraîné un changement de concept voulant que les bibliothécaires soient des « enseignants de la recherche ». Cependant, les responsabilités des bibliothécaires, et même leurs fonctions de base, évoluent et s'adaptent continuellement alors qu’ils doivent jouer de nouveaux rôles dans « les services de recherche, les sciences humaines numériques, l'enseignement et l'apprentissage, l'érudition numérique, l'expérience des utilisateurs et le droit d'auteur et la communication savante » (Jaguszewski et Williams, 2013, p. 16) au sein des établissements de recherche.

À une époque où les rôles des bibliothécaires évoluent continuellement, tant en raison des technologies émergentes que des besoins sociaux et institutionnels changeants, dans une direction qui n'est pas encore entièrement prévisible, il est certainement tout à fait opportun de repenser l'identité bibliothécaire. Nous soutenons, cependant, que le fait de définir de façon rigide ou d'adhérer obstinément à une seule conception de la bibliothéconomie, même si elle est composée, est restrictive, inhibitrice et peut être contre-productive. Les identités bibliothécaires, comme d'autres types d'identités, sont, selon nous, sensibles au contexte et socialement dépendantes; il est plus souhaitable de permettre l'émergence organique d'identités professionnelles multiples et changeantes répondant à divers besoins, plutôt que de prédéfinir prématurément des rôles généralisés.

Les bibliothécaires en tant que mères : sortir des stéréotypes

Nicole Eva (Université de Lethbridge)

La bibliothéconomie est truffée de stéréotypes, le plus répandu étant celui de la bibliothécaire célibataire endurcie. Je m'intéresse à la façon dont cette image crée une conformité chez les femmes bibliothécaires dans leur autosélection de la profession de bibliothécaire, en particulier chez les bibliothécaires universitaires en Amérique du Nord. Celles qui croient correspondre au stéréotype sont-elles plus susceptibles de se lancer dans ce domaine? Est-ce que celles qui estiment qu'elles ne correspondent pas au stéréotype sont susceptibles d'éviter la profession parce qu'elles ne pensent pas qu'elle leur conviendra? Lorsque les bibliothécaires choisissent de devenir mères, est-ce perçu comme étant en accord ou en désaccord avec leur profession? Et enfin, pourquoi un grand nombre de femmes universitaires, qui sont parents et bibliothécaires, n’ont qu'un seul enfant? Cette présentation exploratoire amalgamera la documentation sur le sujet de la maternité et de la bibliothéconomie, soulignera quelques récits à la première personne sur la bibliothéconomie et la maternité dans mon propre établissement, et discutera avec l'auditoire de leurs expériences et impressions. Très peu de recherches ont été faites dans ce domaine jusqu'à présent. En tant que précurseur d'une étude de recherche à part entière, cette séance amènera les participants à discuter sur ce que signifie être bibliothécaire universitaire, ce que signifie être une mère, et les façons dont ces identités se recoupent ou s'opposent.

12H 15 - 13H 45 : DÎNER (À VOTRE CHOIX)

12H 15 - 13H 45 RÉUNIONS DES COMITÉS DE L'ACBAP

13H 55 - 15H 10 : SÉANCE 2

SÉANCE SIMULTANÉE 2A (PANEL) : IDENTITÉ PROFESSIONNELLE
LIEU : FIRST NATIONS FN 2000
Présentation : Comité de représentation de l’ACBAP : Eva Revitt, Mary Greenshields, Leona Jacobs

Le diplôme MBSI - Vraiment, à quoi bon? – Partie 1

Chris Nicol (Université de Lethbridge), Tami Oliphant (SLIS Université de l’Alberta), Toni Samek, (SLIS Université de l’Alberta), Carol Shepstone (Université Ryerson)

Quelle est la valeur exacte du diplôme MBSI dans le monde universitaire au XXIe siècle? Au sens large, la valeur fait référence à l'importance réalisée et potentielle, à la pertinence, à la contribution savante et à l'adéquation du diplôme à une profession en évolution rapide. Comme la nécessité d'embaucher des bibliothécaires universitaires est de plus en plus souvent contestée par les administrateurs des universités, que pouvons-nous dire pour défendre le diplôme terminal de notre profession? Quel avantage, s'il y en a un, le diplôme de MBSI accorde-t-il aux bibliothécaires professionnels dans l'académie? Ces questions seront abordées en deux séances : un panel avec des conférenciers invités représentant diverses perspectives sur la bibliothéconomie universitaire, et une table ronde subséquente ouverte aux participants à la conférence. Au cours de la première séance, nos panélistes examineront les fondements de la profession de bibliothécaire, la pertinence de la profession pour le milieu universitaire et débattront si les approches pédagogiques actuelles sont à la hauteur des exigences du milieu de travail universitaire et de l'émergence de l'érudition critique.

15H 15 - 15H 45 : PAUSE *BOISSONS SEULEMENT* CAFÉ/THÉ/BOISSON GAZEUSE (FIRST NATIONS FN 2000)

15H 50 - 17H 05 : SÉANCES SIMULTANÉES 3

SÉANCE SIMULTANÉE 3A (TABLE RONDE) : IDENTITÉ PROFESSIONNELLE
LIEU : FIRST NATIONS FN 2000
Présentation : Comité de représentation de l’ACBAP : Eva Revitt, Mary Greenshields, Leona Jacobs

Le diplôme MBSI - Vraiment, à quoi bon? – Partie 2
Une table ronde avec modérateur qui vise à trouver des réponses et à interroger les thèmes, les questions et les débats qui émergeront de la séance 2A.

SÉANCE SIMULTANÉE 3B : ORGANISATION DES CONNAISSANCES ET AUTORITÉ
LIEU : FIRST NATIONS FN 1020
PRÉSENTATION PAR : YANLI LI (UNIVERSITÉ WILFRID LAURIER)

Classification et pouvoir : Filipiniana et la forme de l'espace bibliothèque

Emily Drabinski (Université de Long Island, Brooklyn)

Les structures de classification des bibliothèques sont des machines de rangement. En tant que textes, ils peuvent être lus comme des déclarations idéologiques. Par exemple, la décision de placer des documents sur les transgenres dans la classe HQ ou RC du système de classification de la Library of Congress (LCC) reflète les croyances dominantes quant à savoir si le genre est une caractéristique négociée socialement ou une maladie psychologique. En tant que plans directeurs, ces documents déterminent où les livres se trouvent sur les étagères, et leur distance ou proximité avec d’autres ressources. De cette façon, les schémas d'organisation du savoir ont une dimension spatiale qui façonne le flux du trafic intellectuel à travers les espaces qu'ils déterminent. Cet exposé traite de la dimension spatiale des systèmes de classement à travers une analyse des collections Filipiniana dans les bibliothèques universitaires des Philippines. L'utilisation de la LCC est répandue dans les bibliothèques des Philippines. En tant qu'ancienne colonie américaine, les îles doivent une grande partie de leur pratique bibliothécaire à l'intervention coloniale américaine, y compris la mise en oeuvre de la LCC pour organiser les collections. En même temps, les bibliothèques philippines ont développé et déployé Filipiniana en tant que catégorie pour rassembler des documents d'écrivains philippins ou au sujet des Philippines en tant que collection spéciale. Ces collections ne sont pas seulement marquées dans le système de catalogage, mais elles organisent aussi l'espace des bibliothèques.

Lorsque les bibliothèques désignent des documents comme étant « spéciaux », elles les marquent comme étant à la fois identiques (les uns aux autres) et collectivement différents des documents rassemblés par le système d'organisation dominant. Les collections Filipinia peuvent donc être comprises de deux manières : comme des formations collectives qui s'opposent à l'hégémonie des structures d'organisation du savoir américain, et comme des expressions de l'excès qui ne peut être contenu par l'extension coloniale de la puissance mondiale des États-Unis. Grâce à une analyse de la désignation Filipiniana, cet article cherche à entamer des conversations autour d'études critiques de la classification pour inclure une compréhension plus large des façons dont la puissance mondiale des États-Unis continue de façonner l'espace physique à travers le monde dans l'ère ostensiblement postcoloniale.

Le libre accès est-il vraiment libre d'accès? Exposer les éléments problématiques dans la taxonomie selon la discipline des carrefours numériques de bepress pour les dépôts institutionnels

Emily Carlisle (Université Western Ontario); Roger Chabot (Université Western Ontario)

Apparu à la fin du XXe siècle, le mouvement du libre accès a servi de réponse à la crise des publications en série. La raison d'être du libre accès était simple : la recherche financée par l'État devrait être un bien public. Ainsi, les dépôts institutionnels (DI) sont devenus l'un des moteurs de ce mouvement. Ils recueilleraient, préserveraient et diffuseraient librement les oeuvres auto-archivées des auteurs dans une institution. Les DI ont été salués comme un moyen d'accroître l'accès aux connaissances savantes, d'uniformiser le partage des connaissances au sein de la communauté universitaire mondiale et de résister à la privatisation des communications savantes.

Nous soutenons, cependant, que les DI ne partagent pas les connaissances aussi ouvertement qu'on le pensait autrefois. Inspirés par le Rapport sur la vérité et réconciliation 2017 de la FCAB et par les efforts des bibliothèques de l'Ouest pour documenter les métadonnées sur les oeuvres des peuples autochtones, nous avons entrepris un projet visant à examiner la façon dont les peuples autochtones sont représentés dans les DI des carrefours numériques (CN) des bibliothèques de l'Ouest. Plus tard, notre étude s'est transformée en une enquête plus large sur la vision problématique du monde perpétuée par la taxonomie disciplinaire à trois niveaux des CN - une taxonomie utilisée pour fournir un accès par sujet aux oeuvres dans les DI des CN. Notre examen révèle que dans la hâte de notre profession à gérer la crise des publications en série, nous n'avons pas réussi à examiner correctement les outils que nous utilisons pour mettre en oeuvre notre idéologie « libre ».

Au moyen de quatre études de cas - axées sur la classification disciplinaire des oeuvres des peuples autochtones, des communautés religieuses et des minorités raciales et ethniques dans les DI des bibliothèques de l'Ouest - nous fournissons des preuves de privilèges et de préjugés intégrés dans la taxonomie disciplinaire des CN. Comme dans d'autres systèmes de classification des bibliothèques, historiquement critiqué pour avoir privilégié la culture occidentale dominée par les hommes de leurs auteurs, le centrisme anglo-américain, l'impérialisme et le racisme figurent dans la taxonomie des CN. Avec plus de précision terminologique donnée à la culture dominante, les groupes marginalisés sont littéralement qualifiés « autres » dans l'obscurité. Les travaux au sujet de ces groupes ou produits par eux sont ainsi rendus invisibles aux robots d'indexation du Web qui répondent à des recherches sur des sujets spécifiques. Il semblerait que les DI des CN travaillent contre les idéaux d'un partage libre et équitable des connaissances - les idéaux dans lesquels est ancré le libre accès.

Nous concluons donc qu'en tant que bibliothécaires universitaires que nous devons faire face à des obstacles à la diversité, à savoir les préjugés que l'on retrouve historiquement dans nos systèmes de classification. Maintenant surtout, plutôt que d'obliger les groupes minoritaires à s'inscrire dans l'existence, les bibliothécaires universitaires doivent tirer parti de l'environnement numérique presque illimité pour donner de l'espace à des groupes historiquement classés « autres ». C'est ainsi seulement que les DI peuvent être utilisés à la fois pour résister au capitalisme et pour promouvoir l'objectif de « liberté » et d’équité de notre profession.

17H 15 À 19H : RÉUNIONS DES COMITÉS DE L'ACBAP

19H : SOUPER EN VILLE (FACULTATIF) (VEUILLEZ VOUS INSCRIRE À L'AVANCE; INFORMATION AU BUREAU D’INSCRIPTION)

Jour 2 — mercredi le 30 mai 2018

8H À 9H : INSCRIPTION À L’AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE

Veuillez noter que vous devez d'abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l'insigne du Congrès, votre porte-nom et le programme. Ensuite, rendez-vous au bureau d'inscription de l'ACBAP situé à l’Auditorium Luther Collège pour compléter votre inscription avec nous et vous joindre à la conférence.

9H À 10H 15 : SÉANCES SIMULTANÉES 4

SÉANCE SIMULTANÉE 4A (PANEL) : DIVERSITÉ DANS LES BIBLIOTHÈQUES CANADIENNES
LIEU : AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE
PRÉSENTATION PAR : CHRISTOPHER THOMAS, UNIVERSITÉ MOUNT ROYAL

Qu'est-ce que la diversité? Une conversation

Maha Kumaran (Université de la Saskatchewan); Aditi Gupta (Université de Victoria)

Malgré de nombreux mandats de diversité, la profession de bibliothécaire n'a pris aucun engagement significatif pour favoriser la diversité (Neely et Peterson, 2007; Subramaniam et coll., 2012; Jaeger et coll., 2014). L'Étude Redux des 8R (2015), le seul rapport le plus complet sur les bibliothécaires universitaires de l'Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC), met en lumière deux questions importantes liées à ce projet : l'insuffisance des efforts de diversification de la profession de bibliothécaire et l'insuffisance des capacités de leadership des candidats internes. Ni l'ABRC ni la Fédération canadienne des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (FCAB) récemment constituée n'ont d'énoncés ou de politiques sur la diversité. Le modèle de gouvernance des bibliothèques universitaires canadiennes n'a pas de structure ou de processus en place pour favoriser et pratiquer la diversité. Au cours des deux dernières décennies, très peu d'études canadiennes ont porté sur les différentes dimensions de la diversité dans les bibliothèques universitaires (Dali et Nadia, 2017; De Long, 2013; Kumaran, 2012; Kumaran et Cai, 2015, Lee et Kumaran, 2014; Lee et Kumaran, 2014; Lee, 2011). La recherche et les données empiriques incitent les bibliothèques canadiennes à recruter davantage de bibliothécaires issus de minorités, autochtones et handicapés (Ingles et coll. 2005; Delong, Sorensen et Williamson, 2015; Kumaran, 2012; Kumaran et Cai, 2015) et à combler l'écart de diversité dans les bibliothèques. Cependant, les efforts de diversification s'arrêtent souvent au niveau du personnel, des bibliothécaires, de la collection et des services. Pour être vraiment diversifiée, la bibliothéconomie universitaire canadienne doit multiplier les conversations et déployer un effort systématique pour instaurer, encourager et pratiquer la diversité.

Nous invitons tous les bibliothécaires intéressés à participer à notre panel philosophique et à entamer des conversations significatives sur la diversité. D'abord, la diversité signifie plusieurs choses pour différentes personnes. Nous encourageons l'idée de diversité inclusive - la diversité sous différents angles (sexe, orientation sexuelle, âge et ethnicité), et la diversité dans de nombreux domaines associés à la bibliothéconomie (collections, services, recrutement et leadership). Nous commencerons donc par une question générale :

« Qu'est-ce que la diversité? »

Sous la direction de Kumaran et Gupta, d'autres discussions pourraient porter sur les raisons pour lesquelles la diversité est importante (ce qu'elle fera pour la bibliothéconomie ou comment elle améliorera la bibliothéconomie universitaire), comment la bibliothéconomie universitaire peut s'y prendre pour instaurer la diversité (processus systématique) et, enfin, comment mettre en pratique la diversité (opérationnalisation).

SÉANCE SIMULTANÉE 4B : LEADERSHIP ET POUVOIR
LIEU : CAMPION COLLEGE CM 104
PRÉSENTATION PAR : JEFF LILBURN, UNIVERSITÉ MOUNT ALLISON

Consultants dans les bibliothèques universitaires : la documentation bibliothécaire rencontre les voix sur le terrain

Marni Harrington (Université Western Ontario); Ania Dymarz (Université Simon Fraser)

Le recours généralisé aux consultants dans les bibliothèques peut être compris comme l'un des nombreux indicateurs que le néolibéralisme façonne nos milieux de travail. Dans quelle mesure, cependant, les bibliothécaires considèrent-ils que l'embauche de consultants a un impact significatif sur leur travail et leur lieu de travail? Cet exposé présente les résultats préliminaires d'un sondage sur l'utilisation des consultants et fait état des perceptions et de l'expérience des bibliothécaires universitaires employés au Canada. Une synthèse des résultats du sondage permettra de dégager des thèmes clés dans les perceptions des divers groupes des employés des bibliothèques, en examinant non seulement la pratique elle-même, mais aussi l'impact de la pratique sur le travail et le milieu de travail.

Les résultats du sondage seront présentés en parallèle avec les résultats d'une analyse critique de la documentation existante afin de mettre en évidence certaines des résonances et dissonances entre les deux lignes d'analyse. Bien que l'analyse du discours révèle la nécessité de développer une compréhension plus critique de la pratique dans notre recherche, les résultats du sondage indiquent que, dans l'ensemble, les répondants ne critiquent pas directement la pratique elle-même. Cependant, de nombreux répondants ont démontré une conscience aiguë de la complexité des connaissances et de la dynamique du pouvoir qui se manifestent dans les interventions des consultants. Ces dynamiques ont été comprises par les participants comme étant très problématiques, mais aussi parfois comme étant dynamisantes et autonomisantes. En décortiquant les diverses perceptions des répondants, cette recherche vise à cultiver une compréhension de la pratique qui peut être façonnée par la théorie critique, tout en étant informée par les perspectives sur le terrain des bibliothécaires. Le cadre du réalisme critique sera utilisé pour rassembler les résultats de notre analyse discursive avec les données du sondage permettant une exploration de l'initiative, des mécanismes et des structures qui expliqueront mieux le phénomène en question.

En réfléchissant à la façon dont l'embauche de consultants dans les bibliothèques universitaires est éclairée par les normes du milieu de travail de notre établissement, notre profession et les réalités sociopolitiques de notre époque, les participants seront encouragés à réfléchir de façon critique sur la façon dont le travail est défini, dynamisé ou limité dans la bibliothèque. Le fait de nommer explicitement les façons dont nos milieux de travail sont définis par les pratiques normatives peut nous aider à mieux comprendre la forme de notre travail, les effets de ces pratiques sur notre milieu de travail et les façons dont nous perpétuons activement ou résistons aux valeurs dominantes de notre époque.

Les liturgies du leadership : examiner les sites de la conférence en tant que maison de culte

Patti Ryan (Bibliothèques de l’Université York)

Le néolibéralisme a introduit un nouveau lexique dans les bibliothèques. Là où nous utilisions autrefois simplement nos compétences et notre expérience professionnelle, nous devons dorénavant « les mettre à profit pour réussir ». Les idées ne sont plus simplement explorées ou débattues, mais sont « socialisées au moyen de réseaux de connaissances ». L'adoption généralisée d'une rhétorique axée sur le marché dans les bibliothèques semble être accompagnée d'une insistance croissante sur l'importance du leadership stratégique et sur la formation de leaders au sein de la profession qui peuvent avoir l'expertise, l'expérience et le vocabulaire nécessaires pour aider à concrétiser les idéaux de la nouvelle gestion publique. En adoptant la méthodologie d'analyse critique du discours dont Fairclough (2003) a été le pionnier, j'utilise plus de vingt ans de programmes de conférence de l’Association des bibliothèques de l'Ontario comme base pour examiner la construction discursive des notions de leadership au sein de la profession et la mesure dans laquelle elles sont façonnées par des impératifs néolibéraux. En particulier, je considère comment ces constructions discursives du leadership sont réifiées et animées à travers le contenu, les pratiques et les rituels du site de la conférence. Je soutiens que ces pratiques et rituels fonctionnent comme des liturgies séculières et incarnées qui agissent sur nous, façonnant notre compréhension du leadership et cultivant une vision particulière de la façon dont les bibliothèques du 21e siècle doivent être gouvernées. Je plaide en faveur d'une réimagination collective de ces liturgies et j'explore des idées pour créer d’autres lieux de culte, pratiques et rituels qui aideraient à réanimer les valeurs fondamentales de la bibliothéconomie.

10H 20 À 10H 50 : PAUSE DU MATIN – CAFÉ/THÉ ET COLLATIONS LÉGÈRES (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

10H 55 - 12H 10 : SÉANCES SIMULTANÉES 5

SÉANCE SIMULTANÉE 5A (PANEL) : TRAVAIL, SOLIDARITÉ ET BIBLIOTHÈQUES
LIEU : AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE
PRÉSENTATION PAR : TIM RIBARIC, UNIVERSITÉ BROCK

Jennifer Dekker (Université d’Ottawa); Emily Drabinski (Université de Long Island, Brooklyn); John Fink (Université McMaster); Sam Popowich (Université de l’Alberta)

Solidarité : « Le fait ou la qualité, de la part des communautés, etc., d'être parfaitement unis ou d'un seul tenant, en particulier dans les intérêts, les sympathies ou les aspirations; spéc. en référence aux aspirations ou aux actions des membres syndicaux. »
- « Solidarity, n. ». (Traduction libre) OED Online. Juin 2017. Oxford University Press.

Les bibliothécaires universitaires ont des conditions de travail et des défis qui reflètent ceux de la société en général : la sous-traitance est pratique courante, les budgets sont réduits, la transparence fait défaut, la prise de décision est centralisée, la technologie est adoptée sans esprit critique, le travail est souvent plus spécialisé et individualisé, l'emploi précaire est courant et le soutien des syndicats (en particulier des syndicats de professeurs) varie. Comment travaillons-nous les uns avec les autres pour construire les réseaux et les systèmes de soutien qui mènent à la solidarité? Quels sont ses avantages?

Ce panel explorera les défis - institutionnels, culturels et sociaux - à la construction de la solidarité dans les bibliothèques universitaires. Quels sont les facteurs qui empêchent les bibliothécaires universitaires de bâtir une plus grande solidarité dans nos propres milieux de travail, avec des collègues de la même province, avec des bibliothécaires de partout au Canada et peut-être même de bâtir une solidarité internationale? Existe-t-il des exemples d'actions de solidarité réussies que nous pouvons partager? Nous espérons obtenir la participation de l'auditoire pour compléter la discussion avec vos exemples, expériences et solutions potentielles.

Les panélistes représentent quatre perspectives différentes :
1) Une grande université à forte intensité de recherche où les bibliothécaires sont membres syndiqués de l'association des professeurs depuis les années 1970;
2) Une grande université à forte intensité de recherche où les bibliothécaires font partie d’un syndicat distinct de celui des professeurs depuis 2010;
3) Une grande université à forte intensité de recherche où les bibliothécaires ont récemment été syndiqués avec les professeurs par un législation gouvernementale après avoir été longtemps membres d’une association universitaire non syndiquée;
4) Une université privée à New York, où les bibliothécaires et les instructeurs des bibliothèques sont impliqués dans des conflits de travail avec la direction depuis quelques années, y compris un lock-out à l'automne 2016.

Les différents contextes, les situations actuelles, les expériences et les perspectives des panélistes mettront en lumière quelques défis - et opportunités - de la solidarité entre bibliothécaires universitaires. Il est essentiel de faire avancer la conversation pour parvenir à une solidarité professionnelle dans les temps à venir. Le format du panel sera des questions-réponses avec un modérateur. Par conséquent, les quatre panélistes n'ont pas de résumés individuels, mais répondront aux questions du modérateur (préparées à l'avance par le panel).

12H 15 - 13H 45 : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L’ACBAP/CAPAL (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

** Un dîner sera servi aux membres de l’ACBAP/CAPAL qui assistent à l’AGA. **

OU:

12H 15 - 13H 45 : DÎNER (À VOTRE CHOIX)


13H 55 - 15H 10 : SÉANCES SIMULTANÉES 6

SÉANCE SIMULTANÉE 6A (PANEL) : PRATIQUE PROFESSIONNELLE ET PARCOURS
LIEU : AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE
PRÉSENTATION PAR : HELEN POWER, UNIVERSITÉ DE WINDSOR

Réduire le champ d'application : transition de la bibliothéconomie générale vers la bibliothéconomie spécialisée

Paul Campbell (Université de l’Ohio); Heather Howard (Université Purdue); Wendy Girven (Université du New Hampshire)

L'un des nombreux défis auxquels est confrontée la bibliothéconomie universitaire est la dichotomie des environnements de travail entre les bibliothécaires des grands et des petits établissements. Les grands établissements universitaires organisent les bibliothécaires par fonctions clairement segmentées. Les bibliothécaires spécialisés sont alors chargés d'assurer la liaison pour un ensemble limité de programmes et de disciplines. Bien sûr, les bibliothécaires universitaires qui travaillent dans des bibliothèques beaucoup plus petites vivent la situation contraire. Ils doivent appuyer de multiples programmes universitaires en plus des fonctions variées qui soutiennent les opérations de la bibliothèque.

Ce ne sont pas tous les bibliothécaires qui commencent leur carrière dans des postes de liaison pour un domaine particulier, mais certains commencent plutôt dans un poste général où ils font un peu de tout et ne sont jamais vraiment capables de se plonger profondément dans un seul domaine. Cette bibliothéconomie à tout faire remet en question le statut académique des bibliothécaires en raison du temps qu'il faut pour cultiver de nouvelles relations avec le corps professoral et leurs disciplines. Au fur et à mesure que leur carrière se développe et qu'ils passent à des postes plus spécialisés, les nouveaux bibliothécaires spécialisés peuvent développer des sentiments de syndrome de l'imposteur et, en fait, sentir qu'ils doivent « réapprendre » la bibliothéconomie. Les bibliothécaires de liaison qui entrent en poste doivent apprendre un ensemble très précis de compétences et de ressources qui vont au-delà de la bibliothéconomie standard ou généralisée. Ces postes spécialisés exigent des compétences supplémentaires et le développement de nouvelles relations pour réussir à repérer et à promouvoir des données, des ressources, des collections et d'autres besoins d'information pertinents.

Ce panel discutera des différents parcours de trois bibliothécaires de liaison qui ont débuté dans le domaine de la bibliothéconomie générale et qui ont dû réapprendre leur métier afin de servir leurs clients ciblés. Les bibliothécaires discuteront des stratégies utilisées pour en apprendre davantage sur leur spécialité et de moyens pour réussir la transition de la bibliothéconomie générale à la bibliothéconomie spécialisée. Les questions auxquelles les panélistes répondront sont les suivantes : Comment les bibliothécaires universitaires s'adaptent-ils aux changements en passant d'une petite à une grande bibliothèque? Quels sont les stigmates et les obstacles auxquels sont confrontés les bibliothécaires des petits établissements et comment les surmonter? Pour les bibliothécaires qui souhaitent faire la transition, comment votre expérience peut-elle être encadrée en vue d'un poste de bibliothécaire spécialisé dans une plus grande bibliothèque?

SÉANCE SIMULTANÉE 6B : BÂTIR UNE COMMUNAUTÉ
LIEU: CAMPION COLLEGE CM 104
PRÉSENTATION PAR : JENNIFER SOUTTER, UNIVERSITÉ DE WINDSOR

Déterrer les connaissances, établir des relations : les communautés autochtones, l'ARL et les bibliothèques de l'Université York

Stacey Allison-Cassin (Université York); Anna St. Onge (Université York)

« Réconciliation et justice sociale dans la communauté LAM grâce à la collaboration avec les communautés autochtones dans les projets Wikimedia » est un projet parrainé par l'Association of Research Libraries et dirigé par les bibliothèques de l'Université York. Nous utilisons une approche d'étude de cas pour modéliser la collaboration communautaire dans la création de données ouvertes reliées entre elles pour les documents d'archives et les collections spéciales au sujet des communautés autochtones en Amérique du Nord.

Dans cet exposé, nous discuterons de nos objectifs d'amener les aspects problématiques de la pratique professionnelle des bibliothèques et des archives dans la conversation avec les pratiques communautaires de Wikimedia pour démontrer comment une approche plus inclusive et plus engagée dans la communauté peut raconter avec plus de précision des histoires sur les réalisations notables et l'impact des communautés autochtones dans le monde. Nous discuterons également de notre travail visant à établir des relations de respect mutuel et de confiance avec les communautés autochtones en utilisant différents aspects du projet.

Dans le cadre de ce projet, nous nous efforçons de sensibiliser davantage les gens à la politique et à l'éthique des métadonnées, et en particulier des données liées, et au moyen de Wikidata, de considérer les structures de connaissances traditionnelles comme des cadres conceptuels valides, en mettant l'accent sur les dispositions visant à respecter et à défendre l'initiative et l'autorité des individus, des familles et des communautés pour exercer leur droit de refus de participer, ou de permettre l’utilisation de leurs renseignements dans des initiatives de données liées.

Nous discuterons également de nos initiatives visant à tester comment les plateformes Wikipedia et Wikidata permettent la participation communautaire, avec le soutien des bibliothèques de recherche, ainsi que dans le contexte des bibliothèques de recherche, comme les ateliers, les rencontres et les événements communautaires, pour favoriser la confiance, faciliter la discussion et soutenir la formation et l'éducation réciproque.

Le rôle des bibliothécaires universitaires dans le soutien à la recherche autochtone

Krista Robson (Collège Red Deer); Michelle Edwards Thomson (Collège Red Deer); Victoria Cardinal-Widmark (Collège Red Deer); Lloyd Desjarlais (Collège Red Deer)

La Commission royale sur les peuples autochtones, la Commission vérité et réconciliation, les appels à l'action et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ont attiré l'attention sur le besoin urgent d'ajuster le paradigme de la recherche universitaire pour inclure un paradigme de recherche autochtone qui existe parallèlement et en dialogue avec lui. PCAP® est un ensemble de principes créés par le Centre de gouvernance de l'information des Premières Nations afin d'aborder la relation historiquement problématique entre les communautés des Premières Nations et les chercheurs, les universitaires et les autres collecteurs de données. En tant qu'ensemble de principes, PCAP® vise à garantir les droits et le contrôle de l'information par la communauté, tout en s'assurant que la recherche menée avec les communautés des Premières Nations maximise les avantages communautaires tout en minimisant les préjudices.

Les présentateurs ont récemment mené un projet de synthèse des connaissances financé par le CRSH afin d'évaluer l'état des connaissances sur le rôle des comités d'éthique de la recherche institutionnels pour conseiller les chercheurs universitaires autochtones et non autochtones alors qu'ils interagissent avec des individus et des communautés autochtones, particulièrement en raison des différences de langage et de la compréhension des concepts de recherche, d'éthique et de relations. Les résultats du projet sont pertinents pour les bibliothécaires universitaires professionnels, à la fois dans leur propre rôle de chercheurs et dans le travail qu'ils font pour soutenir les étudiants et les chercheurs du corps professoral de leur établissement:

  • Le soutien à la recherche doit être appliqué et mis en oeuvre dans la recherche autochtone bien avant le début d'un projet et bien après sa conclusion. Les chercheurs doivent avoir accès à l'éducation sur l'histoire, les langues et les cultures autochtones (locales); ils doivent connaître les protocoles de recherche dans la communauté, ainsi que les lois qui ont un impact sur l'accès aux participants, l'accès aux données, la vie privée et la confidentialité.
  • Les chercheurs ont besoin d'être soutenus alors qu'ils préconisent l'adoption de pratiques exemplaires et de protocoles au sein de chaque discipline, y compris la promotion de la copaternité des publications, le partage des subventions, le partage des décisions et la protection de la propriété intellectuelle.
  • Il faut accorder plus d'attention afin d'assurer des résultats positifs futurs et continus de la diffusion de la recherche et d'éviter les impacts négatifs. Les chercheurs et les bibliothèques devront réexaminer leurs conceptions de la protection de la vie privée, de la confidentialité et de la reconnaissance, et envisager de nouvelles façons de faire les choses afin d'accommoder adéquatement les protocoles individuels et communautaires.

Dans cet exposé, les présentateurs donneront un aperçu du projet de synthèse des connaissances achevé, décriront comment le paradigme de recherche évolue et donneront un aperçu de moyens que peuvent prendre les bibliothèques pour soutenir ces changements.

SÉANCE SIMULTANÉE 6C : SE DÉFINIR NOUS-MÊMES
LIEU : CAMPION COLLEGE CM 105
PRÉSENTATION PAR : MARY GREENSHIELDS, UNIVERSITÉ DE L’ALBERTA

Étudier les études en bibliothéconomie

Sarah Gorman (Université de Toronto)

Dans cet exposé, je discute des termes utilisés pour les « études en bibliothéconomie » afin de faciliter l'exploration de la relation entre la bibliothèque et l'académie. Je soutiens que « bibliothéconomie » est un terme inadéquat parce qu'il incarne une approche positiviste, rationnelle et empirique des bibliothèques qui n'est pas caractéristique de tous les travaux en bibliothèque. Mais si nous allons au-delà de la « bibliothéconomie », la discipline universitaire qui étudie les bibliothèques peut être rebaptisée de deux façons : en fonction d'un nouvel objet d'étude ou d'une nouvelle méthodologie. La première est déjà courante, l'objet des études bibliothécaires passant de « bibliothèque » à « information ». Cela nous encourage à étudier la bibliothèque en tant que connexion de données sans frontières. La discipline peut également être rebaptisée selon la méthodologie de la profession - par exemple, en se référant à l'étude des bibliothèques comme « philosophie de la bibliothèque » au lieu de « bibliothéconomie ». Cela nous encourage à étudier la bibliothèque selon son sens pour la société, comme on le comprend à travers l'enseignement et les principes administratifs de la bibliothéconomie. Ces interprétations offrent différents avenirs possibles pour le statut de bibliothécaire universitaire et nous encouragent à réfléchir à ce qui constitue notre profession.

La liberté universitaire et les arts libéraux

Meghan Dowell (Collège Beloit, Wisconsin)

Il y a beaucoup de normes historiques dans la bibliothéconomie; cet exposé se concentrera sur deux d'entre elles. L’une concerne la neutralité dans la bibliothéconomie et l'autre est une catégorisation incohérente des bibliothécaires universitaires dans leurs établissements. Cette étude de cas utilisera la recherche de Kandiuk et de Sonne de Torrens comme guide pour reproduire leur travail sous l'angle des arts libéraux et demander aux bibliothécaires des arts libéraux de faire une pause pour réfléchir à leur rôle au sein du milieu universitaire. Le but de cette étude de cas est d'enquêter sur la façon dont les bibliothécaires universitaires des collèges d'arts libéraux des États-Unis définissent et comprennent la liberté telle qu'elle s'applique à leur travail au sein de la bibliothèque. L'exposé décortiquera d'abord les changements historiques concernant la liberté universitaire et intellectuelle dans le domaine de la bibliothéconomie et la façon dont le premier amendement a été mis en oeuvre dans plusieurs lieux de travail. Ensuite, les données obtenues en combinant les questionnaires et les entrevues avec des bibliothécaires dans les collèges d'arts libéraux seront examinées afin de comprendre pleinement comment ou si la liberté universitaire s'applique à eux, selon le nombre d'années dans la profession, la classification de leur emploi dans leur établissement, et la façon dont ils perçoivent leurs interactions en matière d’enseignement et de référence, entre autres.

Codifier la liberté universitaire : un examen des conventions collectives pour un langage particulier aux bibliothécaires

Tim Ribaric (Université Brock)

La liberté universitaire est une composante fondamentale de l'université moderne. Cette notion s'anime et s'exerce à travers un article très particulier de la convention collective. Cet article fournit presque toujours une description bien aiguisée, noble et presque évidente des protections de l'enseignement et de la recherche qui doivent être maintenues. Les idées provocatrices dans la salle de classe sont à l'abri des réticences des administrateurs. La recherche qui repousse les frontières et remet en question les normes se poursuit avec une marche lente dans l’intérêt de tous. Nos collègues traditionnels du corps professoral mènent leurs affaires, confiants que leurs activités sont bien protégées, mais qu'en est-il de nous en tant que bibliothécaires professionnels? Dans la plupart des cas, nous pouvons nous fier à ce même article pour nous offrir des protections. Cela est le cas parce que nous faisons partie des mêmes unités de négociation que les membres traditionnels du corps professoral et sommes liés au même langage. Pourtant, lorsqu'on s’y attarde, ce langage offre-t-il vraiment des protections qui conviennent au travail que font les bibliothécaires professionnels? Une application judicieuse de l'enseignement et de la recherche pour les membres traditionnels du corps professoral est difficile à mettre en parallèle avec certaines fonctions bibliothécaires de base. Quelle est la place du développement des collections? Qu’en est-il d’une collaboration à une consultation de recherche approfondie qui pourrait mettre au jour des idées contraires à ce que l'établissement considère comme fondamental? Dans certains cas, la convention collective est muette sur ces activités. Bien que la plupart considèrent ces types de conduite admissibles dans l'esprit de la liberté universitaire, une interprétation stricte pourrait exclure ces entreprises des protections établies. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas, et au fur et à mesure que le temps passe, cette tendance s’affaiblit. Certaines conventions collectives d'universités canadiennes ont maintenant des dispositions précises pour la conduite des bibliothécaires professionnels en vertu du concept global de liberté universitaire. Cet exposé tente de brosser ce portrait en examinant le texte des conventions collectives des établissements canadiens pour voir comment (le cas échéant) les mesures de protection des bibliothécaires sont indiquées.

15H 15 À 15H 45 : PAUSE *BOISSONS SEULEMENT* CAFÉ/THÉ/BOISSON GAZEUSE (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

15H 50 À  17H 05 : SÉANCES SIMULTANÉES 7

SÉANCE SIMULTANÉE 7A (PANEL) : RÉCONCILIATION
LIEU : AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE
PRÉSENTATION PAR : TRACY ZAHRADNIK, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Avancer ensemble : leçons tirées des projets de réconciliation à l'Université de l'Alberta

Anne Carr-Wiggin (Université de l’Alberta); Sheila Laroque (Université de l’Alberta); Tanya Ball (Université de l’Alberta); Lorisia MacLeod (Université de l’Alberta); Kayla Lar-Son (Université de l’Alberta); Gabrielle Lamontagne (Université de l’Alberta); Sharon Farnel (Université de l’Alberta)

Avant la publication du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, les bibliothèques de l'Université de l'Alberta (UAL) se consacraient déjà aux efforts de réconciliation. Les principaux projets découlant de cette réflexion prospective comprennent le site de recherche First Nations Information Connection (FNIC), le projet de description de la décolonisation (qui met l'accent sur la mise à jour des métadonnées actuelles et la façon dont nous utilisons les systèmes de classification pour décrire les documents autochtones) et le programme de stages autochtones. La promotion et la réalisation de ces projets ont démontré clairement que ce n'est que le début du processus de réconciliation et qu'il reste encore beaucoup à faire.

Dans cette optique, plutôt que d'affiner les projets en cours, les panélistes aimeraient faire la lumière sur les perspectives d'avenir. Les domaines qui seront mis en évidence sont en réponse au Rapport sur la vérité et réconciliation de la FCAB-CFLA, qui divise les nombreux aspects de la bibliothéconomie en quatre composantes de la roue de médecine : mentale (blanc), physique (noir/bleu), émotionnelle (jaune) et spirituelle (rouge).

Pour le volet émotionnel (jaune), les panélistes parleront de leurs projets actuels et de leurs perspectives d'avenir concernant le développement des relations, des communications et de la collaboration. Le développement des relations est un élément important et substantiel de la réconciliation.

Pour le volet mental (blanc), les panélistes dévoileront les travaux en cours pour étudier et comprendre les pratiques actuelles de description et de classification des documents autochtones. De plus, ils parleront des moyens qu’ils examinent pour les réviser ou les améliorer grâce à la recherche et à la consultation communautaires.

Pour le volet physique (noir/bleu), les panélistes parleront de la création d'espaces autochtones dans les bibliothèques. Grâce à la collaboration communautaire et à l'utilisation créative de l'espace, les communautés autochtones peuvent se voir reflétées dans les bibliothèques en décolonisant l'espace physique.

Pour le volet spirituel (rouge), tous les présentateurs offriront des conseils sur les endroits où, selon eux, les bibliothèques peuvent incorporer le savoir et les méthodologies autochtones. Il s'agira d'un lien crucial pour les participants, car ils pourront s’approprier ces idées pour les mettre en oeuvre dans leurs propres bibliothèques. Les points saillants de cette section comprennent (sans toutefois s'y limiter) : le développement des relations et les liens de parenté; le protocole culturel; les métadonnées et les systèmes de classification; les expositions et l'espace; la formation et le perfectionnement du personnel, etc.

Nous espérons qu'en révélant certains de ces problèmes et des solutions potentielles, les bibliothécaires seront inspirés à passer de la conversation sur la réconciliation à l'action!

SÉANCE SIMULTANÉE 7B : AUTORITÉ PERSONNELLE ET PROFESSIONNELLE
LIEU : CAMPION COLLEGE CM 104
PRÉSENTATION PAR : LAURA KOLTUTSKY, UNIVERSITÉ DE CALGARY

Nous sommes tous des experts maintenant : la bibliothèque académique et les « utilisateurs de l'information »

Tami Oliphant (Université de l'Alberta)

Dans cette séance, j'interroge les défis de l'après-vérité, de l'anti-science et de l'hostilité croissante envers les experts en ce qui concerne la bibliothéconomie universitaire en examinant deux philosophies opposées des bibliothèques universitaires et de la bibliothéconomie : le pouvoir sociotechnique de l'automatisation, et la psychologie sociale des connaissances et de l'expertise disciplinaires. Dans son livre Indexing It All, Ronald Day décrit la transformation des personnes en « utilisateurs de l'information » en présentant deux conceptions des documents, et en particulier des livres, de Paul Otlet et de Martin Heidegger. Day soutient que pour Otlet, les livres sont des contenants d'information que l'on consulte pour répondre à des besoins d'information psychologique. Pour Heidegger, les personnes et les textes sont liés les uns aux autres dans une relation intime avec la possibilité d'être compris. L'importance de la vision d'Otlet a été mise en oeuvre dans les bibliothèques universitaires et dans le développement d'index des citations, de bases de données et d'autres formes d'automatisation depuis au moins 75 ans. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, des tentatives ont été faites pour saisir, organiser, stocker et donner accès au savoir mondial par le développement d'index des citations et de bases de données. De plus, la réalisation et la prolifération de l'Internet, des moteurs de recherche, des algorithmes et des réseaux informatiques ont étendu les capacités de contenir le savoir du monde au-delà de la simple saisie, du stockage, de l'organisation et de l'accès à l'information, pour façonner les besoins en information, le savoir et même notre sens de la réalité. Day soutient que ces processus finissent par transformer l’expérience des gens en « information » et les gens en « utilisateurs de l'information ». Les conséquences de ces changements sont ressenties par les gens en général et dans la perception qu'a le public des experts. De plus, les approches conflictuelles de la production de connaissances, de la recherche et de la signification du langage parmi les experts peuvent servir à miner la perception du public quant à l'autorité et à la pertinence des contributions d'experts et de l'éducation postsecondaire en général, ainsi qu'à modifier les perceptions des étudiants à l'égard de la bibliothèque universitaire. En examinant l'importance de la vision d'Otlet et la compréhension de la relation entre les personnes et les documents, le pouvoir de l'automatisation et la production de connaissances disciplinaires, nous pouvons alors considérer les défis actuels en matière d'expertise, d'autorité, de science, de recherche et de discours public en ce qui concerne la bibliothéconomie universitaire et le but des bibliothèques universitaires, ainsi que les stratégies et les approches potentielles pour contrer ces défis.

« Michelle Obama est un homme » : la problématisation de l'autorité dans le monde post-vérité et post-confiance d'aujourd'hui

Carol A. Leibiger (Université du Dakota du Sud); Alan W. Aldrich (Université du Dakota du Sud)

Nous semblons vivre dans un monde de post-vérité et de post-confiance. De plus en plus aliénés et méfiants à l'égard des grandes structures sociales, les gens choisissent souvent de se rassembler en petits groupes tribaux ayant des croyances et des valeurs communes. Notre société est de plus en plus sceptique à l'égard de l'autorité traditionnelle, des médias grand public et des experts et sources universitaires. Les étudiants semblent refléter cette rupture avec la tradition. Ils ne semblent pas faire de discrimination entre l'opinion et le discours scientifique, ni séparer les croyances personnelles de la connaissance. Les fournisseurs de fausses nouvelles exploitent cette absence de discrimination.

L'enseignement de la maîtrise de l'information (MI) vise à enseigner aux étudiants à faire ces distinctions lorsqu'ils parcourent le paysage d'information. Le Cadre de la maîtrise de l'information pour l'enseignement supérieur peut éclairer cette instruction. Par exemple, le cadre de l'autorité indique que les contextes et les notions d'autorité diffèrent tout en reconnaissant la légitimité des croyances personnelles ou tribales dans des contextes appropriés. Les personnes instruites en matière d'information doivent distinguer les différents types d'autorité au sein de contextes différents, y compris la citoyenneté, les communautés universitaires ou professionnelles, les médias ou les groupes de consommateurs.

Le Cadre a vu le jour dans le contexte de la recherche universitaire et de l'utilisation de l'information. Ainsi, les cadres présentent des faiblesses lorsqu'ils sont appliqués dans d'autres contextes. Dans leur rôle de citoyens, les consommateurs d'information doivent naviguer parmi des ressources d'information qui ne peuvent pas être évaluées efficacement à l'aide de critères universitaires de maîtrise de l'information. Les fausses nouvelles démontrent les limites potentiellement dangereuses du cadre de l'autorité.

Les fausses nouvelles ressemblent à des commérages, en ce sens que les deux sont souvent maniées avec intention, ce qui peut être malveillant. Les fournisseurs de fausses nouvelles appartiennent à un groupe choisi/élite possédant des connaissances qui ne sont pas acceptées par le courant dominant. L'orateur connaît la « vérité » d'une situation donnée, ce qui va à l'encontre des « faits » de l'établissement. Les connaissances et l'autorité tribales sont validées par rapport aux connaissances et à l'autorité de l'établissement, ce qui crée et maintient les affinités tribales.

Le cadre de l'autorité, ancré dans le contexte de la recherche universitaire, suppose les motivations non exprimées qui sous-tendent le contexte universitaire (p. ex. le savoir mène à la vérité). Le cadre de l'autorité appelle à juste titre à la reconnaissance de la partialité. Cependant, ce n'est pas suffisant pour comprendre les fausses nouvelles, qui est une forme intentionnelle de communication impliquant une tromperie délibérée. Comprendre les motivations des expéditeurs, ainsi que les préjugés des destinataires, est crucial pour comprendre et résister aux fausses nouvelles.

À la suite de cette présentation, les participants comprendront que le motif sous-tend et influence la communication. De plus, ils apprendront à identifier et à remettre en question les motifs inhérents aux fausses nouvelles. Enfin, ils envisageront des révisions possibles au cadre de l'autorité afin de mieux comprendre les communications non académiques comme les fausses nouvelles.

RÉCEPTION : FÉDÉRATION DES SCIENCES HUMAINES RÉCEPTION DU RECTEUR
     Heure : 17h à 19h
     Lieu : Centre for Kinesiology - CK 122

19H : SOUPER À VOTRE CHOIX

JOUR 3 - JEUDI LE 31 MAI 2018

8H À 9H : INSCRIPTION (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

Veuillez noter que vous devez d'abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l'insigne du Congrès, votre porte-nom et le programme. Ensuite, rendez-vous au bureau d'inscription de l'ACBAP situé à l’Auditorium Luther Collège pour compléter votre inscription avec nous et vous joindre à la conférence.

9H À 10H 15 : SÉANCES SIMULTANÉES 8

SÉANCE SIMULTANÉE 8A : BIBLIOTHÉCAIRES ACADÉMIQUES : RÔLES ET LES RESPONSABILITÉS
LIEU : LUTHER COLLEGE LC 215
PRÉSENTATION PAR : SARAH GORMAN, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Obtenir l'inaccessible : collaborations entre chercheurs et bibliothécaires pour améliorer l'accès aux ressources d'information non conventionnelles

Jonathan A. Allan (Université Brandon); Heather E. Tornblom (Université Brandon)

Cet exposé est un projet cosigné par Jonathan A. Allan, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en théorie allosexuelle, et Heather Tornblom, superviseure des prêts entre bibliothèques à l'Université Brandon. Nous partons du principe que, trop souvent, la relation entre le chercheur et le bibliothécaire est évitée. Les chercheurs obtiennent le crédit pour le travail, mais les efforts des bibliothécaires sont souvent cachés et le partenariat entre chercheurs et bibliothécaires est largement méconnu. Dans le présent exposé, le chercheur, Allan, commence par définir son programme de recherche, qui comprend la littérature grise, la littérature populaire et la pornographie. Dans ses recherches, il étudie le corps et la sexualité des hommes. Son livre récent est une étude culturelle du prépuce et son projet s'appuie sur des journaux, des manuels de grossesse, des manuels sur le sexe, des livres sur la puberté, des brochures sur les rapports protégés et du matériel pornographique. Bref, des documents qui ne sont pas souvent recueillis par les bibliothèques savantes. Dans sa section de l'exposé, Allan décrit certains des défis auxquels il a dû faire face et certains des succès de sa collaboration étroite avec Tornblom. Dans la deuxième partie de l'exposé, Tornblom discute du rôle du bibliothécaire universitaire dans la facilitation de l'accès aux documents de recherche. Elle décrit en détail certaines des difficultés auxquelles font face les bibliothécaires pour obtenir de la littérature grise, des magazines populaires, de la pornographie, de l'information sur la santé des consommateurs et d'autres publications spécialisées au nom des chercheurs, et décrit certaines des variables qui influent sur la collecte et la conservation de ces documents dans les bibliothèques. Elle considère également l'importance d'une solide relation de travail entre les bibliothécaires et les chercheurs comme un facteur clé pour améliorer l'accès à l'information et soutenir les activités de recherche. Ensemble, ils terminent l'exposé en offrant des suggestions sur la façon d'aller de l'avant dans un esprit de collaboration.

Le statut académique des bibliothécaires et son impact sur les salaires

Yanli Li (Université Wilfrid Laurier)

Le statut académique des bibliothécaires est la reconnaissance du fait que leurs fonctions font partie intégrante de la mission universitaire d'un établissement. L'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) a mené une enquête bisannuelle sur le salaire et le statut académique des bibliothécaires (SSSAB). Soixante-sept (67) universités et vingt-huit (28) collèges ont répondu au SSSAB 2014, lequel fournit le meilleur résumé du statut académique des bibliothécaires à date. Le statut académique est décrit en fonction du statut syndical des bibliothécaires et des structures de représentation, du libellé de la convention collective, des conditions d'emploi et des activités d'enseignement. Une analyse détaillée du SSSAB 2014 identifie trois aspects du statut académique. Un pourcentage relativement plus faible d’établissements déclare l’avoir mis en pratique. Plus précisément, 59 % des établissements déclarent que leurs bibliothécaires siègent au Conseil des gouverneurs. Les comparaisons entre la langue contractuelle des bibliothécaires et celle du corps professoral démontrent que la moitié des établissements indiquent qu’ils utilisent la même langue contractuelle ou une langue contractuelle similaire pour l’édition savante. En ce qui concerne les conditions d’emploi, 65 % des établissements incluent les activités savantes dans les conditions d’emploi. Le présent exposé a pour but d’examiner si le statut académique des bibliothécaires a des répercussions importantes sur leurs salaires et d’indiquer comment améliorer le statut académique des bibliothécaires au Canada.

En utilisant les données institutionnelles du SSSAB pour 2012-2013 et 2013-2014, l’auteure effectue une analyse de régression multivariée dont les résultats sont les suivants : La participation des bibliothécaires au Conseil des gouverneurs a un lien positif avec le salaire des bibliothécaires. L’utilisation d’un libellé de convention collective pour la publication savante semblable à celui du corps professoral, et l’inclusion des activités savantes dans les conditions d’emploi augmentent tous deux les salaires des bibliothécaires, toutefois pas de façon statistiquement significative. Cela signifie que dans les établissements où l’on s’attend à ce que les bibliothécaires soient engagés dans des travaux d’érudition, leurs salaires moyens ne sont pas nécessairement plus élevés que ceux de leurs pairs dans d’autres établissements. Cela peut expliquer en partie pourquoi certains bibliothécaires s’intéressent moins à la recherche et à l’érudition. De plus, les années d’expérience des bibliothécaires universitaires et la région géographique de leur établissement ont également des effets importants sur leurs salaires.

Cette étude fournit quelques implications sur la façon d’améliorer le statut académique des bibliothécaires à travers le Canada. Plus précisément, un plus grand nombre d’établissements devraient encourager les bibliothécaires à siéger à l’organe de gouvernance de haut niveau de l’université. Les établissements peuvent encourager les bibliothécaires à faire de la recherche en adoptant un programme plus gratifiant, par exemple, en augmentant le salaire de base des bibliothécaires au rendement exceptionnel dans la recherche et l’érudition.

Le bibliothécaire de polytechnique : une voix minoritaire dans la bibliothéconomie

Jennifer Shrubsole (Polytechnique de la Saskatchewan, Campus Moose Jaw)

Au sein de la bibliothéconomie universitaire, il existe une grande diversité de voix. Les rôles professionnels créent une variété dans la profession. Les différentes disciplines et spécialisations conduisent à une multiplicité de points de vue et de préoccupations. Les différences personnelles ajoutent à la diversité. Certaines voix se font entendre plus fréquemment que d’autres, alors qu’un groupe en particulier n’est pas souvent entendu : les bibliothécaires des polytechniques. Cet exposé traite des principales similitudes et différences entre les polytechniques, les universités et les instituts techniques. Il examinera certains des défis uniques auxquels font face les bibliothécaires dans les polytechniques, y compris comment ceux-ci peuvent mener à la marginalisation des bibliothécaires polytechniques au sein de la bibliothéconomie universitaire.

SÉANCE SIMULTANÉE 8B : LA RECHERCHE DES PRATICIENS
LIEU : LUTHER COLLEGE LC 100
PRÉSENTATION PAR : TRACY ZAHRADNIK, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Création et maintien d’un club de lecture dans la bibliothèque d’une université de langue française

Monique Clar (Université de Montréal); Assia Mourid (Université de Montréal); Marie-Eve Menard (Université de Montréal)

Un club de lecture a été créé à l’Université de Montréal (UdeM), une université francophone de la province de Québec, dans le but d’améliorer les compétences des bibliothécaires en matière d’évaluation critique, d’intégrer les données probantes dans la pratique des participants et de créer un espace de discussion et de collaboration. Une première séance d’atelier sur l’évaluation critique a été offerte et cinq réunions d’une heure ont eu lieu au cours de l’année universitaire 2016-2017. Les bibliothécaires qui travaillent dans les bibliothèques de l’UdeM n’ont pas le statut de professeur et n’ont pas l’obligation de se tenir au courant des recherches publiées ni de s’engager dans la recherche et la publication. Par conséquent, la présence d’au moins 6 participants à chaque réunion et le fait que l’atelier initial a été suivi par 15 bibliothécaires ont été considérés comme des succès. Après un an d’activités, un sondage a été envoyé à tous les bibliothécaires de l’UdeM afin de mesurer la satisfaction des participants et de déterminer comment améliorer la participation aux réunions du club de lecture. Les résultats du sondage, les facilitateurs et les obstacles à la réussite du club de lecture, ainsi que l’impact des changements mis en oeuvre au cours de la deuxième année seront présentés.

L’envoi de courriels à froid comme outil de recherche

Adam Bielka (Université de la Colombie-Britannique)

Les bibliothécaires de référence pourraient améliorer le service aux usagers en créant une politique d’intégration de l’expertise mondiale en encourageant les usagers à envoyer des courriels à froid à des experts externes.

À l’ère numérique, de nombreux professionnels, universitaires et entrepreneurs affichent leurs coordonnées en ligne pour diverses raisons. Derrière ces courriels et numéros de téléphone publics se trouvent des milliards d’heures d’études et d’expérience. Et pourtant, souvent, trop peu de cette expertise est utilisée par des personnes de l’extérieur.

En même temps, les bibliothécaires de référence sont inondés de nombreuses questions complexes et précises de la part des usagers. Les bibliothécaires (qui manquent d’omniscience) sont souvent mal équipés pour y répondre ou même pour proposer les ressources appropriées. Les grandes universités et autres organisations bien financées sont souvent en mesure d’employer des bibliothécaires spécialisés, ce qui est quelque peu utile. Cependant, les bibliothèques des petites communautés rurales ou des pays en développement n’ont généralement pas ce luxe et ont un besoin plus grand d’expertise.

C’est pourquoi je propose que les bibliothécaires de référence élaborent des politiques et des modèles internes pour faciliter l’accès de leurs usagers à des experts externes. Les bibliothécaires peuvent aider les usagers à répondre à des questions plus complexes en les aidant à trouver les experts appropriés, à rédiger les courriels à froid de manière à maximiser le taux de réponse, puis en leur donnant les moyens de répéter le processus à l’avenir.

Cela permettra d’autonomiser les communautés défavorisées, d’économiser le travail coûteux des bibliothécaires pour les recherches exhaustives et de permettre aux usagers d’accéder à un réseau d’information libre et dynamique qui fournit des réponses articulées.

Enseigner des récits humoristiques de fausses nouvelles — et pourquoi elles ne sont pas si drôles

Lane Glisson (Borough of Manhattan Community College, CUNY)

À l’aide de fausses nouvelles humoristiques et virales sur le Web, j’enseigne aux étudiants du collège communautaire de New York à évaluer la crédibilité de l’information en analysant les auteurs, les organisations responsables et les titres universitaires. Mes expériences ont précédé l’élection de 2016, avec ses fausses usines de nouvelles, ses robots et ses fausses identités Facebook. Quatre ans plus tôt, j’avais observé qu’il n’était pas efficace de simplement dire aux étudiants qu’ils doivent utiliser des sources crédibles dans leurs écrits universitaires. Ils devaient également comprendre et déterminer les caractéristiques du reportage factuel, de la rédaction savante et de l’opinion. Nos étudiants, issus d’un système éducatif ségrégationniste et inégal, ne reçoivent pas souvent à l’école secondaire la formation pour utiliser les bibliothèques. Au lieu de cela, Google les conditionne à la recherche au hasard, en ligne. Beaucoup d’étudiants obtiennent leurs informations de sources non traditionnelles, comme Facebook ou YouTube. Ils ont de la difficulté à analyser la crédibilité des sources en ligne et ne sont pas familiarisés avec les longs textes d’enquête, les journaux d’archives ou les livres et articles savants dont ils auront besoin pour mener à bien leurs travaux de recherche. Pour y remédier, j’ai commencé à recueillir des reportages amusants, mais tristes, afin d’encourager les élèves à lire de façon critique.

Alors que la campagne présidentielle américaine de 2016 s’est réchauffée, suivie d’un dénouement déconcertant, l’écosystème de l’information a été compliqué par la perturbation vérifiable des reportages crédibles des entités politiques et l’attitude cynique de « fausses nouvelles » qui en a résulté. J’ai créé un court diaporama pour lancer une discussion entre mes étudiants, en leur demandant d’analyser le langage des manchettes et des articles afin de découvrir les fondements éthiques d’un bon journalisme et d’une rédaction savante évaluée par des pairs. Après les élections, j’ai découvert que les étudiants étaient fatigués par l’absence de discours public civil à la télévision et en ligne, et ouverts à trouver des recherches plus riches et plus nuancées pour leur écriture. J’ai trouvé que le jumelage de l’humour avec des documents savants était une bonne stratégie pour approfondir l’engagement et la compréhension des étudiants. Le présent exposé s’appuie sur les travaux d’universitaires qui étudient le rôle de la technologie en ligne dans le changement de notre façon de lire dans un environnement d’information de plus en plus complexe et un climat politique qui ne fait pas confiance aux experts. La présentation sera illustrée par des images que j’utilise dans ma classe.

10H 20 - 10H 50 : PAUSE DU MATIN — CAFÉ/THÉ ET COLLATIONS LÉGÈRES (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

10H 55 - 11H 55 : ALLOCUTION DE CLÔTURE (AUDITORIUM LUTHER COLLEGE, 2E ÉTAGE)

Présentation par: Laura Koltutsky, Université de Calgary

Mme Kumaran est bibliothécaire associée à la bibliothèque des sciences de la santé Leslie et Irene Dubé, Université de la Saskatchewan, Saskatoon, Canada. Elle est diplômée de l’Université de la Colombie-Britannique. Avant et depuis l’obtention de son diplôme professionnel en bibliothéconomie, elle a travaillé dans plusieurs bibliothèques, de la Nouvelle-Écosse à Vancouver. Actuellement en congé sabbatique, Maha était responsable du Collège des sciences infirmières et de la Division de la nutrition à l’Université de la Saskatchewan.

Son programme de recherche se concentre sur divers aspects des minorités visibles et de la bibliothéconomie au Canada. Ces aspects comprennent le leadership, la planification de la relève et la maîtrise de l’information. Elle a établi et cofondé (avec 9 autres bibliothécaires) le Réseau des bibliothécaires des minorités visibles du Canada (ViMLoC) et en assure actuellement la coprésidence. Elle continue de recruter activement de nouveaux membres pour ce réseau afin que les bibliothécaires intéressés par les minorités visibles puissent s’engager, collaborer, partager des idées et publier leurs travaux.

Le banian et la diversité - une analogie

   Photographie par Maha Kumaran

Photographie par Maha Kumaran

Avez-vous déjà vu un banian? C’est une plante tropicale que l’on trouve dans de nombreuses parties de l’Asie et dans d’autres régions tempérées plus près de nous comme Maui et Hawaii. En tant qu’épiphyte, il dépend d’autres arbres pour sa croissance, et une fois qu’il trouve le soutien dont il a besoin, il se développe et survit pendant des siècles. Un banian dure des siècles parce que s’il s’étend trop large, ses branches se tournent vers le bas et se transforment en racines pour soutenir le tronc principal, formant ainsi un labyrinthe de branches qui ressemblent à de nouveaux arbres. De ce fait, un seul arbre ressemble à une forêt. Cependant, cette « forêt » est unie par le tronc principal. L’arbre (du moins dans la plupart des régions d’Asie) a une signification religieuse et culturelle — il a duré des siècles, a fourni des fruits comestibles, avait des valeurs médicinales, et son couvert offrait de l’ombre et servait de lieu de rassemblement, de détente et d’appartenance. Comme les branches du banian, la diversité est vaste et croissante. Avec la bibliothéconomie servant de grand tronc unissant les tangentes de la diversité et permettant à de multiples aspects de s’enraciner et de grandir, je suis optimiste que notre profession sera façonnée de manière à prospérer et à progresser pendant des siècles.

11 H 55 - 12H 15 : OBSERVATIONS FINALES SUR LA CONFÉRENCE

 

 


L'appel à propositions (fermé le 5 janvier 2018)

ACBAP 18

Communauté, diversité et éducation :

la bibliothéconomie académique traverse une période difficile

aura lieu lors du

Congrès des sciences humaines 2018

à l’Université de Régina en Saskatchewan

du 29 au 31 mai 2018

(Préconférence le 28 mai 2018)

ACBAP18 propose aux bibliothécaires universitaires une occasion de faire l’examen critique et de discuter des façons dont la collaboration, le respect des différences et le professionnalisme nous fortifient au moment où les valeurs de notre profession sont en proie à l’érosion, à l’intérieur de nos universités comme dans le reste du monde. Le temps est venu de considérer le rôle de la bibliothéconomie académique dans un monde en évolution et les moyens dont disposent les bibliothécaires universitaires pour contester la privatisation des universités et des bibliothèques, les inégalités au sein des établissements et les tentatives de déprofessionnalisation des bibliothécaires académiques.

Les communications présentées peuvent porter sur certains aspects des thèmes suivants (sans devoir s’y limiter) :

  • Les défis reliés au statut académique des bibliothécaires
  • L’identité des bibliothécaires universitaires dans un contexte d’incertitude
  • Dénoncer le racisme dans les universités canadiennes
  • Le rôle des bibliothécaires académiques face à leur milieu et à leur culture en mutation
  • Les façons dont le professionnalisme rejoint l’appartenance raciale et sexuelle et peut renforcer la dynamique du pouvoir institutionnel
  • Les défis en matière de liberté universitaire et de liberté intellectuelle
  • Les défis en matière d’intégrité universitaire dans un monde de « nouvelles bidon » et de tendances antiscientifiques.
  • Les rôles et les responsabilités des bibliothécaires universitaires dans la réconciliation
  • Contester la privatisation des universités et des bibliothèques académiques
  • Faire face aux obstacles à la diversité dans les bibliothèques universitaires

Le comité du programme sollicite des propositions de communication individuelle, ainsi que de présentation en groupe de trois communications. Les communications proposées doivent être originales et n’avoir jamais été publiées ailleurs.

  • Les communications individuelles durent normalement 20 minutes. Pour les communications individuelles, veuillez fournir un résumé de moins de 400 mots, le titre de la présentation, une courte description biographique et vos coordonnées.
  • Pour les groupes, veuillez fournir un résumé de groupe de moins de 400 mots, la liste des participants et leur courte description biographique respective, ainsi qu’un résumé de moins de 400 mots pour chacun des présentateurs. Veuillez fournir les coordonnées de tous les participants.
  • Les propositions incomplètes ou dont le nombre de mots excède la limite indiquée seront rejetées.

N’hésitez pas à contacter le comité du programme afin de discuter d’un sujet de communication, d’un groupe ou d’un format de séance spécifique. Veuillez envoyer vos propositions par courriel, en pièce jointe. Nommez votre fichier .doc ou .docx selon le format suivant :

  • Nomdefamille_Motclédusujet.docx

Veuillez adresser vos propositions et questions aux directrices du programme, Lorna Rourke et Laura Koltutsky, à capalproposals@gmail.com

LA DATE LIMITE D'ENVOI DES PROPOSITIONS EST MAINTENANT LE 5 JANVIER 2018

Obtenez de plus amples informations sur l’ACBAP18 et le Congrès 2018 en ligne :
http://conference.capalibrarians.org et https://www.congres2018.ca

Remarque : L’Université de Régina est heureuse d’offrir des bourses de voyage aux étudiants diplômés du Congrès 2018 (https://www.congres2018.ca/bourses-etudiants), financées par le comité de planification du recteur. Les étudiants des cycles supérieurs admissibles et les nouveaux titulaires de doctorat pourront demander une subvention de voyage pouvant aller jusqu’à 500 $ pour les aider à couvrir les coûts de l’hébergement, des repas et des achats en librairie et permettre leur participation au Congrès 2018.