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Programme et conférencières d'honneur

Programme et conférencières d'honneur

 
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CAPAL19-ACBES19

La politique de la conversation : identité, communauté et communication

Version imprimable du programme (PDF, 35 pages)

 durant le

Congrès des sciences humaines 2019

Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique

 Du 2 au 4 juin 2019

CAPAL19-ACBES19 propose à la communauté des bibliothèques de l’enseignement supérieur une occasion de faire l’examen critique et de discuter des façons dont notre profession est influencée par ses milieux sociaux, politiques et économiques. En considérant la bibliothéconomie universitaire dans ses contextes historiques, ses présents, et ses avenirs possibles, et en la situant dans des cadres culturels et des structures de pouvoir en évolution, nous pouvons mieux comprendre les façons dont la bibliothéconomie académique peut réfléchir, renforcer ou remettre en question ces contextes tant positivement que négativement.

Dans quel genre de conversation nous engageons-nous ou non au sein de la profession, du milieu universitaire et de la société civile? Comment les diverses identités qui constituent nos communautés se reflètent-elles (ou non) dans la bibliothéconomie universitaire, et comment pouvons-nous entamer des conversations au sein de nos propres communautés et avec des communautés que nous pouvons considérer comme externes.

Lieux des séances de l’ACBES

IBLC-261 : Irving K. Barber Learning Centre, Salle 261.

HENN-201 : Hennings, Salle 201.

HENN-202 : Hennings, Salle 202.

Calendrier des événements ouverts du Congrès :

https://www.congress2019.ca/calendar

 Rejoignez la conversation sur Twitter : #CAPAL19

JOUR 1 — DIMANCHE LE 2 JUIN 2019

8 h à 9 h : Inscription (HENN-201)

Veuillez noter que vous devez d’abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l’insigne du Congrès, votre porte-nom et le programme. Ensuite, rendez-vous au bureau d’inscription de l’ACBES dans l’édifice Henning pour compléter votre inscription avec nous afin de participer à la conférence.

8 h 45 - 9 h 05 : Mot de bienvenue, reconnaissance territoriale et mot d’ouverture (HENN-201)

9 h 05 - 10 h 05 : Allocution d’ouverture (HENN-201)

Présentation par : Sam Popowich, directeur du programme

Tara Robertson

Tara Robertson parlera du travail qu’elle fait sur la diversité et l’inclusion chez Mozilla. Elle présentera des données démontrant que les bibliothèques universitaires sont d’une blancheur choquante et discutera de certaines des situations malaisantes qui s’ensuivent. Elle présentera quelques stratégies pour les bibliothèques afin de combattre la blancheur et de favoriser la diversité.

10 h 05 - 10 h 30 : Pause du matin - Café/thé et collations légères (Henn-201)

10 h 30 - 12 h : SÉANCES SIMULTANÉES 1

Séance simultanée 1A : La politique de décolonisation et d’autochtonisation

Lieu : iblc-261

Présentation par : CAROL LEIBIGER

La politique de décolonisation et d’autochtonisation : S’attaquer aux racines coloniales de nos services de soutien pédagogique (Panel).

Ashley Edwards, Assistante bibliothécaire, Services pédagogiques, Université Simon Fraser.

Julia Lane, préposée aux services de rédaction, Carrefours d’apprentissage étudiant, Université Simon Fraser.

Les termes « décolonisation » et « autochtonisation » sont courants en cette ère de réconciliation, mais comment peuvent-ils se traduire dans la pratique des lieux de soutien pédagogique, comme les centres de rédaction et les bibliothèques? Les établissements d’enseignement supérieur sont ancrés dans les traditions occidentales et ont des fondations coloniales. Le nombre d’inscriptions autochtones est en hausse et, afin d’offrir un soutien pédagogique approprié et significatif, nos établissements doivent à la fois reconnaître ces racines et créer un espace pour différentes façons de savoir. Cependant, intégrer les façons autochtones de savoir dans notre travail peut s’avérer une tâche intimidante, qui exige de nouvelles façons d’envisager l’autorité universitaire. De plus, reconnaître les fondements coloniaux de notre travail est un défi personnel, d’autant plus qu’il exige que nous reconnaissions notre complicité dans les inégalités qui persistent.

Dans cet atelier, Ashley, bibliotechnicienne universitaire, et Julia, préposée aux services de rédaction, examinent l’histoire coloniale et ses impacts sur les bibliothèques universitaires et leurs services de soutien. Elles commencent par une brève présentation pour partager ce qu’elles ont appris dans le cadre d’un groupe de travail sur la décolonisation, et par des recherches entreprises pour mieux soutenir leur population étudiante. En utilisant des techniques de structures libératrices (Liberating Structures), Ashley et Julia invitent ensuite les participants à répondre aux questions suivantes : « Qu’est-ce que la décolonisation signifie pour vous et comment l’atteindre? » et « Quelle est votre sphère d’influence? »

Nous reconnaissons qu’il peut être anxiogène et même terrifiant de poser ces questions et de tenter d’y répondre. Compte tenu de cette réalité, nous utilisons les structures libératrices pour favoriser la participation durant notre séance. Les structures libératrices sont des techniques de participation puissantes qui rendent les ateliers plus productifs, utiles et inclusifs. Au cours de notre séance, ces techniques créent un dialogue structuré et ciblé, ouvrant un espace pour nous tourner vers les angoisses qui peuvent nous empêcher d’entamer la conversation, plutôt que de nous en détourner.

L’intention de cet atelier est de favoriser une discussion significative sur les raisons pour lesquelles les services universitaires doivent s’engager dans la décolonisation et l’autochtonisation. Afin de contrer la paralysie qui peut accompagner un travail aussi difficile, la séance est intentionnellement conçue pour laisser aux participants des idées sur les prochaines étapes : des actions qui ne nécessitent aucune ressource ou autorité supplémentaire. Nous avons également créé un guide de ressources qui sera partagé avec l’auditoire. Nous cherchons ainsi à outiller les participants pour cesser d’attendre le moment propice ou l’approche « parfaite » pour la décolonisation et l’autochtonisation, et reconnaître que le travail est en cours et qu’ils doivent en faire partie.

Pour en savoir plus sur Structures libératrices : http://www.liberatingstructures.com/

Séance simultanée 1B : Bibliothéconomie critique et contemplative

Lieu : Henn-201

Présentation par : MARY GREENSHIELDS

Vers une pratique critique de la bibliothéconomie et des sciences de l’information fondée sur des données probantes

Jessica Critten, responsable du programme de pédagogie et d’évaluation, Bibliothèque Auraria, Université du Colorado.

La pratique de la bibliothéconomie et des sciences de l’information fondée sur des données probantes (EBLIP) vise ostensiblement à être le résultat des meilleures « données probantes » disponibles et les travaux récents ont cherché à mieux définir, et de façon plus inclusive, ce qui constitue ce type de données. Il s’agit d’un changement positif et, dans la présente communication, j’aimerais offrir un point de départ utile pour poursuivre l’exploration des implications rhétoriques et pratiques de l’expression Evidence-Based Library and Information Practice. Je soutiens que l’EBLIP devrait consciemment interroger la situation rhétorique autour de sa reproduction, et plaider avec détermination pour l’inclusion de types de preuves qui sont souvent minimisées dans le milieu néolibéral de l’enseignement supérieur. Cette compréhension de l’EBLIP est résolument critique. Bien que j’hésite à modifier tous les termes relatifs aux études de l’information et à la bibliothéconomie avec le signifiant « critique », mais cela semble nécessaire dans l’industrie de la recherche et de l’éducation qui a un intérêt particulier à l’obscurcissement continu de la terminologie et des idéologies qu’elle réifie dans son langage.

 

La pratique critique de la bibliothéconomie et des sciences de l’information fondée sur des données probantes (CEBLIP) que je suggère dans cette communication s’écarte de la compréhension actuelle de l’EBLIP en utilisant le cadre théorique de l’épistémologie pour insister sur le fait que la meilleure preuve pour éclairer notre pratique se trouve dans le travail des femmes, des femmes de couleur et d’autres personnes de couleur. Cet article s’inspirera des travaux des théoriciennes critiques Sandra Harding et Patricia Hill Collins, en particulier pour explorer comment les concepts de grande objectivité et d’épistémologie féministe noire peuvent façonner nos discussions sur les données probantes dans la pratique et la recherche en BSI. J’appliquerai également le travail de Sara Ahmed pour discuter de la façon dont la CEBLIP peut mettre en relief la relation rhétorique et phénoménologique entre la blancheur et les « données probantes ».

 

Dans le cadre d’un paradigme critique fondé sur des données probantes, notre enseignement et notre recherche se concentrent sur l’examen de la positionnalité des chercheurs et nous poussent à poser différentes questions sur la conception des projets de recherche, y compris la critique des questions de recherche et des méthodes choisies. Au lieu de nous demander ce que cette recherche pourrait nous dire sur la population ou la question à l’étude, nous pourrions nous demander ce qu’elle nous dit sur le chercheur. Au lieu de demander « Qu’est-ce que le chercheur a conclu à partir de ses données », on pourrait se demander : « Est-ce la meilleure façon d’en apprendre davantage sur cette population ou cette question en particulier? »

 

Bibliothécaires contemplatifs : une brève introduction

Sandra Cowan, bibliothécaire des études religieuses, des langues vivantes, de l’anglais et des beaux-arts, Université de Lethbridge.

Romany Craig, coordinatrice de la pédagogie de l’information, bibliothécaire d’histoire et de philosophie, Université de Lethbridge.

Comme les bibliothécaires, les universités et notre société elle-même continuent d’évoluer au sein d’un système de valeurs néolibérales, il peut être difficile de voir les autres perspectives qui s’offrent à nous. L’évaluation ou la valorisation de notre travail de bibliothécaires ne se fait pas exclusivement à partir des paramètres et des « mesures d’excellence » que l’on nous demande souvent d’utiliser pour communiquer notre valeur. Éclairés par d’autres systèmes de pensée, nous pouvons encadrer notre travail de différentes manières afin d’en créer et d’en communiquer le sens. Nous présenterons brièvement les anciens enseignements contemplatifs — la pleine conscience, l’équanimité et la compassion — et examinerons leur application dans la bibliothèque universitaire, ainsi que dans notre propre pratique de la bibliothéconomie. Ces dernières années, il y a eu un regain d’intérêt pour les enseignements contemplatifs. Il y a un mouvement pédagogique contemplatif grandissant, l’ACRL offre un cours intitulé : « La pleine conscience dans les bibliothèques », la réduction du stress basée sur la pleine conscience est dorénavant un programme très respecté, fondé sur des données probantes, et même Google offre des cours de méditation intensive à ses employés. S’agit-il d’un véritable changement qui peut profiter aux bibliothécaires et aux autres dans leur travail et leur vie? S’agit-il d’outils que nous pouvons utiliser pour communiquer plus aimablement et bâtir une communauté plus authentique dans nos milieux de travail? Offrent-elles, à titre d’ensemble de valeurs différentes, une solution de rechange à la façon dont nous faisons notre travail au sein de nos établissements d’enseignement?

 

Séance simultanée 1c : POW pouvoir/connaissances

Lieu : henn-202

Présentation par : CHRISTINE SMITH

 

Le bibliothécaire cynique et la décléricalisation institutionnelle

Stephen Bales, bibliothécaire en sciences humaines et sociales et professeur agrégé, Texas A&M.

Cette recherche est une analyse critique et culturelle de la bibliothèque universitaire moderne et de la profession de bibliothécaire universitaire moderne en tant qu’institutions culturelles/idéologiques qui servent à définir et à reproduire les structures socioculturelles dans la société capitaliste moderne. Plus précisément, elle explore le rôle des symboles religieux et des rituels implicites de la bibliothèque universitaire séculière moderne en tant qu’institution puissante de l’État et « espace sacré », en utilisant le travail de Ludwig Feuerbach et d’autres pour comprendre le rôle de ces symbolismes et rituels dans la création et le maintien de structures hégémoniques oppressantes dans la société. Les méthodes employées comprennent des explorations historiographiques et une analyse critique et dialectique des relations pertinentes entre la bibliothèque en tant qu’institution et les autres institutions culturelles et politiques. À la lumière de cette analyse, je propose des stratégies pour renverser les structures dominantes et oppressives qui sont directement liées aux enjeux importants pour la diversité, l’inclusion et la justice sociale et économique. Ces stratégies sont à la fois post-professionnelles et cyniques (c’est-à-dire qu’elles utilisent une rhétorique subversive et une vérité vécue), s’inspirant des travaux de théoriciens comme Ivan Illich et Peter Sloterdijk.

 

Identité, capitalisme et bibliothéconomie critique
Dominique Taylor, bibliothécaire de philosophie, d’études sur la paix et les conflits et de religion, Université du Manitoba.

Les tentatives visant à délimiter clairement le lieu et la nature des critiques fondées sur l’identité attribuée (CIA), ce que l’on appelle souvent de manière péjorative, tant à gauche qu’à droite, la « politique identitaire », ont embrouillé la théorie et la pratique socialistes depuis au moins les années 60. Cependant, elle est réapparue récemment à la suite d’efforts néolibéraux visant à détourner les CIA à des fins inégalitaires. Récemment, Marie Moran et Assad Haider ont tenté de critiquer le concept des CIA. Il ne s’agit pas de le rejeter, mais plutôt de le renforcer afin de repousser une éventuelle expropriation conceptuelle néolibérale. Dans l’ensemble, cette discussion sur les CIA comme outil néolibéral potentiel a été largement négligée dans la théorie de la bibliothéconomie critique (BC). Il ne s’agit pas d’insinuer que la BC ignore cette question dans la pratique, ni que l’accent qu’elle met sur les catégories d’identité attribuée est problématique en soi. Je vois plutôt le projet d’articuler davantage l’identité au sein des CIA comme ayant le potentiel de redynamiser le pouvoir politique de la BC dans un cadre révolutionnaire, et non simplement réformiste, qui transcende les frontières institutionnelles.

 

Cette présentation soulignera d’abord la montée du concept d’identité par rapport au capitalisme, en s’inspirant de l’exploration par Moran et Haider de la relation entre le capitalisme, l’identité de consommateur et l’identité sociale. Je me concentrerai principalement sur l’approche « matérialiste culturelle » de Moran, inspirée par Raymond Williams, le théoricien culturel marxiste. À partir de là, j’établirai un lien entre cette analyse et la façon dont l’identité est déployée au sein de la littérature de la BC et j’apporterai brièvement une correction de cap mineure, plaidant en faveur de la formation d’une métathéorie révolutionnaire pour la BC. Plus précisément, je suggérerai qu’en matière de CIA, la BC doit explicitement s’orienter d’une manière à empêcher la possibilité que de telles critiques soient réquisitionnées par des intérêts néolibéraux. Par la suite, je proposerai quelques stratégies possibles pour une politique révolutionnaire de la BC, comme la promotion de la démarchandisation de l’éducation et le passage à un mouvement politique plus clairement structuré. Une telle mesure serait également conçue pour éviter les approches réductionnistes de classe en s’appuyant sur les CIA pour mettre en évidence des injustices précises. Par exemple, dans le contexte des programmes de MBSI, on pourrait lancer un appel à la démarchandisation de l’éducation pour, entre autres choses, remédier au manque de personnes marginalisées dans la profession de bibliothécaire.

 

Classification et pouvoir : Filipiniana et la forme de l’espace bibliothèque

Emily Drabinski. Bibliothécaire en pédagogie critique, The Graduate Center, CUNY.

Les structures de classification des bibliothèques sont à la fois des machines à commander des résumés et du matériel. En tant que textes, ils peuvent être lus comme des déclarations idéologiques. Par exemple, la décision de placer des documents sur les transgenres dans la classe HQ ou RC du système de classification de la Library of Congress (LCC) reflète les croyances dominantes quant à savoir si le genre est une caractéristique négociée socialement ou une maladie psychologique. En tant que plans directeurs, ces documents déterminent où les livres se trouvent sur les étagères, et leur distance ou proximité avec d’autres ressources. De cette façon, les schémas d’organisation du savoir ont une dimension spatiale qui oriente le flux du trafic intellectuel à travers les espaces qu’ils déterminent.

 

Cet exposé traite de la dimension spatiale des systèmes de classement à travers une analyse des collections Filipiniana dans les bibliothèques universitaires des Philippines. L’utilisation de la LCC est répandue dans les bibliothèques des Philippines. En tant qu’ancienne colonie américaine, les îles doivent une grande partie de leur pratique bibliothécaire à l’intervention coloniale américaine, y compris la mise en œuvre de la LCC pour organiser les collections. En même temps, les bibliothèques philippines ont développé et déployé Filipiniana en tant que catégorie pour rassembler des documents d’écrivains philippins ou au sujet des Philippines en tant que collection spéciale. Ces collections ne sont pas seulement marquées dans le système de catalogage, mais elles organisent aussi l’espace des bibliothèques. Dans le cas de l’Université des Philippines, Diliman, Filipiniana est à la fois marquée comme différente et positionnée de façon centrale dans l’espace : il s’agit de la première collection qu’un usager rencontre en entrant dans la bibliothèque.

 

Lorsque les bibliothèques désignent des documents comme étant « spéciaux », elles les marquent comme étant à la fois identiques (les uns aux autres) et collectivement différents des documents rassemblés par le système d’organisation dominant. Les collections Filipinia peuvent donc être comprises de deux manières : comme des formations collectives qui s’opposent à l’hégémonie des structures d’organisation du savoir américain et comme des expressions de l’excès qui ne peut être contenu par l’extension coloniale de la puissance mondiale des États-Unis. Grâce à une analyse de la désignation Filipiniana, cet article cherche à entamer des conversations autour d’études critiques de la classification pour inclure une compréhension plus large des façons dont la puissance mondiale des États-Unis continue de façonner l’espace physique et son utilisation à travers le monde dans l’ère ostensiblement postcoloniale.

12 H — 13 H : DÎNER (LIBRE)

Voici un lien vers une liste des services alimentaires sur le campus : https://www.food.ubc.ca/feed-me/

12 h 20 — 12 h 50 : Revue canadienne de bibliothéconomie universitaire (IBLC-261)

Éditeurs de la RCBU

Canadian Journal of Academic Librarianship / Revue canadienne de bibliothéconomie universitaire est une publication de l’ACBES/CAPAL. Joignez-vous à nous pour ce dîner-causerie durant lequel les corédacteurs de la revue feront le point sur ses quatre premières années d’existence et partageront quelques conseils à l’intention des auteurs fondés sur leur expérience collective de travail avec les articles soumis à la RCBU. Si vous voulez publier des articles savants, surtout si vous envisagez de rédiger un article basé sur votre présentation ACBES 2019, cette séance s’adresse à vous. Veuillez apporter votre dîner.

13 h à 14 h 30 : SÉANCES SIMULTANÉES 2

Séance simultanée 2A : évaluation critique

Lieu : henn-201

Présentation par : ADAM BIELKA

 

Conversations critiques : Un dialogue sur les hypothèses, les préjugés et le pouvoir dans l’évaluation des bibliothèques (Panel).

Ebony Magnus, gestionnaire de bibliothèque par intérim, Southern Alberta Institute of Technology.

Maggie Faber, bibliothécaire d’évaluation et de visualisation des données, Université de Washington.

Jackie Belanger, directrice de l’évaluation et de la planification, Université de Washington.

L’évaluation n’est pas neutre. Les preuves ne sont pas infaillibles. Les données ne sont pas à l’abri des structures oppressives du pouvoir. Au cours de la séance proposée, nous aborderons ces principes comme point de départ d’un dialogue sur la façon dont les bibliothécaires pourraient s’engager de façon significative dans des perspectives critiques pour interroger les structures de pouvoir et les méthodologies qui motivent et facilitent le travail d’évaluation dans les bibliothèques universitaires.

Les travaux sur l’évaluation critique ont eu lieu en grande partie dans le contexte de l’enseignement en bibliothèque ou dans des critiques de l’évaluation des bibliothèques qui soulignent la prédominance des approches quantitatives et des tendances néolibérales dans l’enseignement supérieur. Au cours des deux dernières années, nous avons mené des recherches sur les méthodologies critiques employées dans les sciences sociales, les études de données et la recherche en éducation, qui ont abouti à la publication de l’article Towards a Critical Assessment Practice (Vers une pratique d’évaluation critique) dans la revue anglophone In the Library with the Lead Pipe (http://www.inthelibrarywiththeleadpipe.org/2018/towards-critical-assessment-practice/). Dans ce travail, nous avons partagé des expériences professionnelles et personnelles qui nous ont amenées à explorer les structures de pouvoir inhérentes à notre travail d’évaluation et nous avons posé au lectorat un certain nombre de questions sur lesquelles nous nous sommes penchées, notamment :

●      Comment nos propres identités, positions institutionnelles et perspectives façonnent-elles notre travail?

●      Quel est le but de l’évaluation, qui décide quoi évaluer et qui bénéficie du travail?

●      Quels sont les histoires et les contextes des méthodes que nous choisissons, et comment celles-ci façonnent-elles notre travail? Ces méthodes risquent-elles d’aliéner ou de réduire au silence d’autres voix?

●      Qu’est-ce qui est considéré comme une « preuve » et qui décide?

●      Travaillons-nous de manière à permettre le partage du pouvoir et l’engagement avec les communautés d’utilisateurs à toutes les étapes du processus, de la formulation des questions et de l’analyse des données à la prise de décision?

Nous commencerons par partager le cadre d’évaluation critique que nous continuons d’explorer et d’interroger, puis nous nous inspirerons des tensions que nous avons découvertes dans notre propre travail afin de faciliter le dialogue avec les participants. Nous avons hâte de poser les questions ci-dessus aux participants et d’engager avec eux un dialogue ouvert sur l’évaluation critique des bibliothèques.

Séance simultanée 2B : Valeurs et travail émotionnel

Lieu : henn-202

Présentation par : LISL SCHONER-SAUNDERS

 

Voix informelles et anonymes : la valeur inattendue de la rétroaction non sollicitée

 

Deborah Hemming, bibliothécaire en éducation, Université Simon Fraser.

Dans le hall d’entrée de la bibliothèque Killam de l’Université Dalhousie, les étudiants, le corps professoral et le personnel s’arrêtent et se rassemblent autour d’un grand babillard décoré de cartons jaune vif portant différentes écritures manuscrites. En lisant ces cartons, un usager rit, alors qu’un autre approuve en hochant la tête. Une étudiante appelle une amie, puis pointe et rit. Le groupe se disperse; un autre se forme. Quelqu’un prend un carton jaune dans la pile à côté du tableau d’affichage, ajoutant sa propre voix à l’ensemble.

 

Le babillard des commentaires, des compliments et des critiques (aussi connu sous le nom de « babillard CCC ») est une source unique de commentaires non sollicités pour la bibliothèque Killam. Le tableau crée un forum permettant aux usagers de la bibliothèque de soumettre (et de partager) de façon anonyme leurs commentaires et critiques sur les sujets de leur choix. Ils remplissent simplement un carton jaune, le glissent dans la boîte de soumission pour qu’il puisse être affiché sur le babillard.

 

Bien que le babillard CCC soit indéniablement populaire (les commentaires affluent constamment tout au long du semestre et la scène décrite ci-dessus est très exacte), la bibliothèque Killam n’avait auparavant aucun moyen de documenter et d’analyser cette rétroaction. Cet article décrit un projet que j’ai entrepris pour créer une base de données de rétroaction non sollicitée pour la bibliothèque, ainsi que les résultats de mon analyse de toutes les rétroactions soumises du 1er janvier 2015 au 1er mai 2016. Parmi les conclusions significatives, on a remarqué que la majorité de la rétroaction portait sur l’espace de la bibliothèque (dans certains cas, les usagers se servaient même du babillard pour présenter des demandes d’entretien des installations) et que la plupart des commentaires étaient de nature critique (plus de plaintes que de compliments). Le plus intéressant, cependant, a été de découvrir que les usagers soumettaient souvent des messages amusants et humoristiques pour le babillard CCC. Cela m’amène à soutenir que le babillard avait un but inattendu : il a créé un espace où les usagers pouvaient interagir de façon informelle avec la bibliothèque (que ce soit en tant que rédacteurs ou lecteurs de commentaires), en cultivant un sens de conversation spontanée entre usagers et entre les usagers et l’établissement.

 

Cette communication veut démontrer la valeur de la création de sites de rétroaction non sollicitée dans les bibliothèques universitaires, en prenant le babillard CCC comme exemple, et en soulignant l’importance des forums de conversation informels et anonymes pour aider les usagers à établir des liens avec leur bibliothèque.

 

Le travail émotionnel des bibliothécaires de liaison canadiens à une époque d’austérité

Laura Koltutsky, bibliothécaire en travail social, sociologie et psychologie, Université de Calgary.

Les bibliothèques universitaires ont souvent dû s’adapter à l’évolution de la technologie et des modèles de dotation. Ces changements se sont produits plus fréquemment en raison de la montée en puissance du modèle d’entreprise dans le milieu universitaire. Les universités canadiennes se sont adaptées à la réduction des budgets en se concentrant davantage sur le financement externe, ce qui a contribué à provoquer ce changement. Des recherches ont été effectuées sur le travail émotionnel des bibliothécaires d’enseignement, de référence et de liaison américains, mais on s’est peu intéressé au contexte canadien. Je crois qu’il est possible d’enrichir cette littérature de plus en plus abondante en examinant plus particulièrement les bibliothécaires de liaison canadiens au sein des universités à forte intensité de recherche.

 

Les besoins changeants des universités de recherche canadiennes ont obligé les bibliothécaires à faire preuve de souplesse, mais ils ont aussi entraîné une réduction de la main-d’œuvre, alors que le nombre d’étudiants et de professeurs ne cesse de croître. En même temps, les bibliothécaires de liaison sont également appelés à s’occuper de domaines nouveaux et évolutifs, comme la gestion des données, les communications savantes et la synthèse des connaissances, lesquels exigent de nouvelles compétences. De plus en plus, les postes de bibliothécaires permanents disparaissent tout comme ceux de professeurs permanents. Dans cet environnement moins stable, les administrateurs demandent aux bibliothécaires de liaison d’assumer des charges de travail plus lourdes qui exigent une plus grande part de leur travail émotionnel. Pour mes recherches, j’utilise la définition du travail émotionnel d’Arlie Russel Hochschild.

 

« Ce travail exige que l’on induise ou que l’on supprime les sentiments afin de soutenir le visage extérieur qui produit l’état d’esprit approprié chez les autres... Ce genre de travail exige une coordination de l’esprit et des sentiments, et il fait parfois appel à une source de soi que nous honorons comme profonde et intégrale à notre individualité. »

 

Comment les bibliothécaires de liaison canadiens font-ils face au travail émotionnel que leur impose leur rôle, non seulement dans un domaine, une discipline ou un sujet, mais aussi envers leurs collègues et les administrateurs? Comment le travail émotionnel des bibliothécaires de liaison est-il reconnu par l’administration, les collègues, les étudiants et le corps professoral? Quelles suppositions sont faites au sujet de la durabilité du modèle de liaison, et les bibliothécaires de liaison valorisent-ils leur propre travail émotionnel? Comment gèrent-ils les attentes de plusieurs publics tout en conservant leurs objectifs personnels et professionnels? Ce sont les questions auxquelles je tente de répondre dans cette communication.

 

La politique du « travail des femmes » : le genre de la bibliothéconomie dans la culture populaire  

 

Christina Neigel, professeure agrégée, Université Fraser Valley. 

 

En étudiant le genre attribué aux représentations bibliothécaires dans la culture populaire dans le cadre des relations sociales qui organisent le sens, mon travail de doctorat révèle à quel point peu d’études en bibliothéconomie ont évolué vers des perspectives plus féministes. Les programmes de formation en bibliothéconomie suggèrent également qu’il y a peu de mouvement dans l’intégration de la théorie critique pour exposer les façons dont le domaine est genré. Cela contribue à rendre invisible l’histoire de la bibliothéconomie en tant que « profession de femmes » et, plus troublant encore, ne prépare pas les bibliothécaires en début de carrière à une discussion honnête sur le traitement pouvant leur être réservé sur le plan professionnel. Le travail de service demeure un élément clé du travail en bibliothèque et pourtant, il n’est pas mis en évidence dans les programmes de formation en bibliothéconomie. Malgré l’importance d’autres aspects de la bibliothéconomie, comme le développement des collections et la gestion de l’information, ils s’inscrivent dans le domaine genré de la bibliothéconomie et de ses liens au travail de service. 

14 h 30 à 15 h : Pause

15 h — 16 h 30 : SÉANCES SIMULTANÉES 3

Séance simultanée 3A : pédagogie et post-vérité

Lieu : henn-201

Présentation par : KEVIN TANNER

 

Perspectives critiques sur la pédagogie de la « post-vérité »

Carrie Wade, bibliothécaire des sciences de la santé, Université du Wisconsin; spécialiste de la randonnée pédestre, REI Co-op.

Kevin Seeber, chef du département de l’éducation et des relations communautaires, bibliothèque Auraria, Université du Colorado.

Depuis le virage d’extrême droite intensifié par l’élection présidentielle américaine à la fin de 2016, le récit de la « post-vérité » a pris de l’importance dans les discours et les pratiques des bibliothécaires d’université. Nous vivons, dit l’histoire, à une époque caractérisée principalement par la désinformation — une époque de « récession factuelle », selon les termes du Project Information Literacy (Head et Wihbey, 2017). Marqué de façon centrale par la montée des soi-disant « fausses nouvelles », le paysage médiatique serait devenu de plus en plus obscur, ce qui poserait des défis aux pratiques d’évaluation et d’analyse des sources. Notre rapport avec la vérité, dit-on, devient de plus en plus ténu.

En réponse, le monde des bibliothèques s’est clairement positionné comme la solution à cette crise perçue. Les bibliothécaires (y compris ceux des établissements universitaires), ainsi que nos organisations professionnelles, se sont tournés vers le récit de la post-vérité comme moyen de se positionner comme membres engagés de la société civile — comme agents « de première ligne » dans la « lutte » pour la vérité. Les bibliothécaires en enseignement, en particulier, créent des plans de cours, des LibGuides et des objets d’apprentissage axés sur les « fausses nouvelles » et la vérification des faits. Les partenaires du corps professoral et d’autres groupes d’intérêt externes recommandent que les séances d’enseignement en bibliothèque donnent la priorité à ce contenu. La « post-vérité » a proliféré dans les discours de la profession de façon plus générale, apparaissant comme un sujet dans des rapports et des trousses d’outils d’associations, des publications savantes, des présentations et des conférences entières.

Ce panel soulèvera des questions critiques sur les limites du récit post-vérité (et des tropes qui l’accompagnent), ainsi que sur les ramifications de sa domination dans notre profession. En nous appuyant sur des cadres analytiques provenant de la communauté scientifique et littéraire, du monde des bibliothèques et de l’extérieur, nous concentrons notre critique sur la caractérisation du moment présent (dans notre profession et ailleurs) comme un moment de « post-vérité », sur l’importance de l’exactitude factuelle et du parti pris dans l’analyse des médias, et sur l’utilisation manifeste de ces tropes comme moyens pour communiquer la valeur des bibliothèques. Qu’est-ce qu’une interrogation des suppositions qui sous-tendent ces explications « post-vérité » pourrait révéler au sujet des structures plus larges du pouvoir social, politique et économique qui façonnent et sont façonnées par notre profession et qui régissent matériellement (différentiellement) nos vies en tant que membres de communautés intersectées? Et qu’est-ce qu’une telle critique pourrait révéler sur la façon dont les récits « post-vérité » fonctionnent pour obscurcir le fonctionnement de ces structures et les continuités historiques?

 

Séance simultanée 3B : Communautés

Lieu : henn-202

Présentation par : MARY GREENSHIELDS

Gestion des données de recherche : conversations d’un point de vue autochtone

Deborah Lee, bibliothécaire des études autochtones et nordiques, Université de la Saskatchewan.

La présentation proposée discutera des divers aspects selon lesquels la gestion des données de recherche d’un point de vue autochtone diffère de celle d’autres chercheurs et universitaires, et du fait que cette question n’est pas abordée dans les bibliothèques universitaires. Par conséquent, les bibliothèques universitaires, dans leurs efforts avides et bien intentionnés pour fournir des services de gestion des données de recherche, peuvent causer du tort aux universitaires, aux chercheurs et aux communautés autochtones. Cette situation devrait être évitée à tout prix et il faut faire preuve de prudence lorsqu’on envisage d’établir des services de gestion des données de recherche dans les bibliothèques universitaires.

Le but de cette présentation sera de souligner pourquoi et comment les chercheurs autochtones adoptent des positions différentes de celles des chercheurs non autochtones en ce qui concerne la diffusion des données de recherche en format libre accès. Une grande partie de l’information fournie dans cette présentation découle d’entrevues menées auprès de chercheurs autochtones en 2018. En voici quelques faits saillants :

·         des conversations sur les protocoles de recherche autochtones, comme la valeur de la réciprocité dans la conduite de la recherche et les pratiques de recherche relationnelle

·         des conversations concernant les principes PCAP (propriété, contrôle, accès et possession) relatifs à la gouvernance et à l’utilisation de toute l’information des Premières Nations, y compris celle partagée au cours du processus de recherche, tels que décrits par le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations.

·         Des conversations sur la préservation des documents en langues autochtones

·         des conversations concernant les protocoles de partage (ou non) de documents d’archives à contenu autochtone en ligne

·         des conversations sur les conceptions autochtones du droit d’auteur, en particulier pour les histoires appartenant aux communautés.

Cette présentation sera opportune compte tenu des révisions que les organismes subventionnaires des trois Conseils au Canada ont proposées en 2018 concernant l’obligation de fournir le libre accès aux données de recherche pour toutes les recherches financées par les trois Conseils. L’un des objectifs de cette présentation est de susciter une conversation sur la façon dont les universités et leurs bibliothèques ont réagi aux révisions proposées, étant donné que les bibliothèques universitaires ont la responsabilité de gérer les données de recherche dans les dépôts institutionnels et ailleurs. Les bibliothèques universitaires ont-elles consulté leurs professeurs autochtones au cours du processus? Quelles seront les répercussions si ces conversations n’ont pas eu lieu?

 

Le contenu provocateur de cette présentation aidera à susciter une compréhension nécessaire depuis longtemps des besoins des peuples autochtones en matière de protection de leurs connaissances et de respect de leurs valeurs et protocoles liés à la recherche impliquant des peuples autochtones. L’objectif final sera de donner un aperçu de ce que les bibliothèques universitaires peuvent faire pour respecter la devise « ne plus nuire » lorsqu’elles prennent des décisions relatives à la gestion des données de recherche et aux peuples autochtones.

 

Sécurité culturelle multidimensionnelle : travailler avec les microcommunautés du campus

Michael Dudley, bibliothécaire des relations communautaires, Université de Winnipeg.

Les efforts en matière de diversité et d’inclusion dans les bibliothèques visent à cerner et à éliminer les obstacles aux services qui pourraient être surmontés par des praticiens compétents et un ensemble particulier de politiques institutionnelles (p. ex., Caidi et Allard, 2005). Cependant, certains chercheurs critiques en BSI ont noté que ces discours sur les compétences et les politiques évitent généralement de critiquer les forces du racisme structurel, de la discrimination et du colonialisme dans la société qui sont à l’origine de plusieurs de ces obstacles (Homma 2005; Hudson 2017). Ce discours dépolitisé et déracialisé — formulé comme une compétence culturelle — se concentre plutôt sur la dynamique du pouvoir entre le praticien et l’usager dans un contexte de neutralité culturelle (Overall 2009). Pourtant, comme l’observe Patrick Wolfe (2016), nous devons comprendre que les processus de racialisation sont historiquement situés et propres à un lieu. Cela exige une compréhension plus complexe et holistique de la façon dont ces oppressions se manifestent et affectent différemment les individus et les groupes, selon les géographies et les institutions humaines historiques et contemporaines impliquées (Wolfe 2016).

 

Pour combler les lacunes des approches conventionnelles de la compétence culturelle, cette présentation propose d’appliquer au contexte des bibliothèques universitaires un cadre adapté provenant d’autres professions : Compétence culturelle multidimensionnelle (CCM) de la psychologie clinique (Sue, 2001) et sécurité culturelle (CS) des soins infirmiers autochtones (Hart-Wasekeesikaw 2009). La première considère la compétence culturelle sur le plan des facteurs de diversité, de composantes et de multiples niveaux de centres d’intérêt (de l’individu à la société), tandis que la seconde est fondée sur des conceptions postcoloniales et sur le respect des savoirs autochtones. La synthèse proposée, la Sécurité culturelle multidimensionnelle (SCM), met l’accent sur le besoin de critiques institutionnelles ainsi que sur la reconnaissance des impacts sur les étudiants de la racialisation et des structures de pouvoir (Dudley, à venir).

 

Durant cette séance, des exemples fondés sur la pratique démontrent comment ce cadre a été élaboré et appliqué dans un contexte particulier de bibliothèque universitaire. Depuis 2012, Michael Dudley, bibliothécaire de l’Université de Winnipeg, offre régulièrement des services de référence et d’orientation aux « micro-communautés » reconnues de l’Université, y compris les étudiants autochtones, les étudiants étrangers, les étudiants ayant un handicap et les apprenants de langue anglaise, chacun étant appuyé par du personnel, des espaces réservés et des programmes particuliers. En travaillant avec les microcommunautés d’une manière théoriquement éclairée et culturellement sécuritaire, les efforts de rayonnement communautaire fonctionnent dans de multiples dimensions et dans leurs actions pour s’attaquer — dans la mesure du possible — aux facteurs structurels qui peuvent constituer des obstacles à une utilisation réussie des bibliothèques.   

18 h 30/19 h — Activités SOCIALES

Des activités sociales auront lieu dans toute la ville — l’inscription est requise pour certains événements. Pour de plus amples renseignements sur les activités sociales prévues, consultez le site Web de la conférence (https://conference.capalibrarians.org/main) ou rendez-vous au bureau d’inscription de l’ACBES.

JOUR 2 — LUNDI LE 3 JUIN 2019

8 h — 9 h : Inscription (henn-201)

Veuillez noter que vous devez d’abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l’insigne du Congrès, votre porte-nom et le programme. Ensuite, rendez-vous au bureau d’inscription de l’ACBES dans l’édifice Henning pour compléter votre inscription avec nous afin de participer à la conférence.

8 h 30 - 10 h : SÉANCES SIMULTANÉES 4

Séance simultanée 4A : Savoirs autochtones et bibliothèques universitaires

Lieu : IBLC-261

Présentation par : KEVIN TANNER

Connaissances autochtones, liberté intellectuelle, droit d’auteur et bibliothèques universitaires (Panel)

Gregory Younging, coordonnateur du programme d’études autochtones, Université de la Colombie-Britannique Okanagan; président du Caucus des Peuples autochtones de l’Alliance pour les droits des créateurs.

Camille Callison, bibliothécaire en apprentissage et développement organisationnel, Université du Manitoba.

Ann Ludbrook, bibliothécaire du droit d’auteur et de l’engagement universitaire, Université Ryerson.

Kim Nayyer, bibliothécaire universitaire associée, droit et droit d’auteur, Université de Victoria.

 

Le Canada s’est engagé à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation. Par conséquent, le régime canadien des droits de propriété intellectuelle doit reconnaître les droits des peuples autochtones sur leurs connaissances traditionnelles et vivantes et leurs expressions culturelles. L’élaboration de protocoles d’accès culturellement adaptés avec les peuples autochtones et l’engagement à des relations respectueuses sont des moyens de faciliter cette évolution alors que les Canadiens travaillent activement à la réconciliation. Les connaissances autochtones sont souvent conservées dans des institutions de mémoire culturelle traditionnelles comme les bibliothèques, les archives et les musées, à la suite de recherches, d’appropriation ou avec la participation des communautés et des auteurs autochtones. Cette présentation d’experts vise à fournir des renseignements contextuels indispensables sur les questions entourant le savoir autochtone et les bibliothèques. Elle rassemble un groupe éclectique de conférenciers de différents milieux et de diverses compétences qui discutent de questions liées à la protection du savoir autochtone. M. Gregory Younging amorcera la discussion en soulignant les principaux enjeux et défis entourant le savoir autochtone d’un point de vue national et international. Camille Callison discutera de la recherche en cours sur l’élaboration de protocoles du savoir autochtone pour faciliter l’accès culturellement adapté au savoir autochtone dans les bibliothèques, les archives et les institutions de mémoire culturelle, ainsi que de la recommandation du rapport du Comité de vérité et de réconciliation de la FCAB/CFLA qui a fait autorité sur l’énoncé de position de la FCAB-CFLA sur le savoir autochtone et la Loi sur le droit d’auteur du Canada, élaboré conjointement par les comités des questions autochtones et des droits d’auteur. Ann Ludbrook discutera du savoir autochtone dans les cadres de propriété intellectuelle des licences Creative Commons et du domaine public. Kim Nayyer donnera des exemples de projets et d’outils de protection du savoir autochtone, discutera de l’accès des chercheurs au savoir autochtone dans les collections et des pratiques exemplaires pour constituer des collections du savoir autochtone.

Séance simultanée 4B : Diversité : visible et invisible

Lieu : henn-202

Présentation par : CHLOE RILEY

Comment voir l’invisible : créer et faire participer une diversité qui ne peut être vue

James Bachmann, Université de l’Alberta.

De nos jours, de nombreuses organisations, y compris les bibliothèques universitaires, s’engagent à promouvoir la diversité. Bien que la diversité soit un objectif admirable qui comporte une variété d’avantages, bon nombre, sinon la grande majorité, de ces organismes sont malheureusement déterminés à paraître diversifiés plutôt qu’à l’être réellement. Par exemple, les offres d’emploi font souvent état d’un désir de diversité dans l’embauche, mais elles ne mentionnent expressément que les minorités visibles dont elles espèrent recevoir des candidatures. Autre exemple, même l’appel de propositions pour cette assemblée annuelle de l’ACBES/CAPAL suggérait des sujets de propositions en disant sur la diversité : « De façon plus importante, il pourrait explorer ces questions par rapport aux femmes, aux personnes de couleur et aux bibliothécaires autochtones », mentionnant donc uniquement la diversité visible (ou du moins habituellement visible). L’accent mis uniquement sur la diversité visible a une incidence négative non seulement sur les possibilités offertes aux membres des minorités non visibles, mais aussi sur les collections et les autres services offerts par les bibliothèques universitaires ou autres, et donc sur leurs usagers membres de minorités non visibles.

Dans la présente communication, j’examine des moyens d’améliorer la représentation des minorités non visibles, les collections qui s’y rapportent et les services qui leur sont offerts. Je discuterai d’abord de trois approches pour améliorer les collections relatives aux minorités non visibles et les services qui leur sont offerts. J’examine d’abord ces approches d’un point de vue théorique, en plaidant en faveur de l’approche qui permet une large participation tout en préservant l’anonymat des membres des minorités non visibles qui ne souhaitent pas être « identifiés ». J’examine ensuite les aspects pratiques de la mise en œuvre de ces approches, en me demandant quand cette approche privilégiée peut être appliquée avec succès,

et je propose une approche de rechange dans des contextes où l’anonymat ne peut être préservé. Après cette discussion sur la façon d’améliorer les collections relatives aux minorités non visibles et les services qui leur sont offerts, je propose des suggestions sur les pratiques d’embauche qui, idéalement, mèneront à de meilleures possibilités pour les minorités non visibles et qui, à tout le moins, aideront à améliorer davantage les collections relatives aux minorités non visibles et les services qui leur sont offerts. Je termine en examinant comment et dans quelle mesure les idées présentées dans la présente communication au sujet des minorités non visibles s’appliquent également aux minorités visibles.

 

Soutenir la diversité : employés atteints de troubles du spectre autistique dans les bibliothèques universitaires canadiennes.

Emma Popowich, directrice, bibliothèque Elizabeth Dafoe, bibliothèque Fr.Harold Drake, bibliothèque St.John’s College, Université du Manitoba.

Lori Giles-Smith, bibliothécaire associée et coordonnatrice des services d’accès, Université du Manitoba.

Avec l’adoption par de nombreuses provinces d’une loi accessible et d’un projet de Loi nationale sur l’accessibilité pour le Canada, les bibliothèques universitaires auront la responsabilité légale d’engager des employés de divers niveaux de compétence, y compris un segment croissant de la population active atteinte de troubles du spectre autistique (TSA). Tous les employeurs devront revoir leurs pratiques en matière de soutien aux employés atteints de troubles neurodéveloppementaux, mais les établissements d’enseignement postsecondaire et les bibliothèques universitaires devraient être particulièrement préoccupés par le respect de ces nouvelles lois, car les universités canadiennes devront démontrer qu’elles ont éliminé tout obstacle à l’accessibilité afin d’obtenir certaines de leurs plus importantes sources de financement.

Les TSA sont des troubles neurodéveloppementaux qui englobent un plus large éventail de troubles, notamment l’autisme, le trouble désintégratif de l’enfance, le trouble envahissant du développement - non spécifié ailleurs (TED-NS) et le syndrome d’Asperger. Souvent, les personnes atteintes de TSA présentent des comorbidités physiques et mentales comme l’épilepsie, les troubles du sommeil, l’anxiété et la dépression. Bien qu’il soit difficile de déterminer combien d’adultes vivent avec l’autisme au Canada, les statistiques actuelles montrent qu’un enfant sur 66 fait partie du spectre autistique (ASPC, 2018). Lorsque ces enfants grandiront et entreront sur le marché du travail, ils feront face à d’importants défis en raison de leur état.

Les bibliothèques universitaires ne sont pas bien équipées pour soutenir ce segment de la main-d’œuvre ni pour s’adapter à la nouvelle législation sur l’accessibilité. En effet, une étude récente révèle que deux des cinq principaux chefs de file en matière de compétences dans les bibliothèques universitaires présentent des lacunes en ce qui a trait à la conformité et aux questions juridiques. Cet article examinera les mesures pratiques que les bibliothèques universitaires peuvent prendre pour adopter des pratiques d’embauche, d’intégration et de maintien en poste qui appuient les employés atteints de TSA, ainsi que les obstacles comportementaux et organisationnels qui empêchent les employés atteints de TSA d’obtenir un poste et de bien réussir dans les bibliothèques universitaires.

 

Bibliothécaires membres des minorités visibles : attentes, avantages et défis du mentorat

Yanli Li, bibliothécaire d’affaires et d’économie, Université Wilfrid Laurier.

Valentina Ly, spécialiste de l’information et assistante de recherche, Sinai Health Systems.

La bibliothéconomie est une profession dominée par les Blancs. L’étude Redux des 8R indique que seulement 11 % des bibliothécaires s’identifient comme membres de minorités visibles (DeLong, Sorensen et Williamson, 2015). Il est essentiel que les bibliothèques recrutent et conservent des bibliothécaires membres des minorités visibles, car la population de plus en plus diversifiée bénéficierait d’un personnel de bibliothèque qui reflète les caractéristiques démographiques de ses usagers. De nombreuses études montrent que les programmes de mentorat sont utiles pour attirer les bibliothécaires membres des minorités visibles. Le mentorat profite non seulement aux bibliothécaires individuellement, mais contribue également à la profession de bibliothécaire, car il a une incidence positive sur les taux de rétention des bibliothécaires membres des minorités (Bonnette, 2004; Howland, 1999; Johnson, 2007; Olivas et Ma, 2009; Ross, 2013). La documentation sur le mentorat se concentre principalement sur l’expérience américaine, mais il existe peu de recherches sur l’expérience de mentorat des bibliothécaires membres de minorités visibles au Canada (Harrington et Marshall, 2014).

Créé en 2012, le Réseau des bibliothécaires des minorités visibles du Canada (ViMLoC) est une plateforme pour appuyer les bibliothécaires membres des minorités visibles au Canada. Cet article rend compte du programme de mentorat du ViMLoC qui s’est déroulé du 1er octobre au 30 novembre 2018. Il y avait 73 participants dont 25 mentors et 48 mentorés. Les mentorés comprenaient des étudiants en bibliothéconomie (58,3 %), des bibliothécaires ayant moins de 5 ans d’expérience (27,1 %), des bibliothécaires ayant plus de 5 ans d’expérience (12,5 %) et des personnes détenant une maîtrise en bibliothéconomie de l’extérieur du Canada (6,3 %). Leurs attentes à l’égard de ce programme de mentorat variaient. En général, les bibliothécaires immigrants cherchaient des conseils sur la façon d’exercer la profession de bibliothécaire au Canada. Les étudiants des écoles de bibliothéconomie avaient besoin de conseils sur les orientations professionnelles futures, et les bibliothécaires en début de carrière cherchaient à gravir les échelons. En ce qui concerne leur statut de membre d’une minorité visible, 25 % des personnes mentorées étaient d’origine chinoise, 12,5 % d’origine latino-américaine et 10,4 % d’origine sud-asiatique. Parmi tous les mentors, les Chinois (44 %), les Sud-Asiatiques (20 %), les Noirs (8 %) et les Latino-Américains (8 %) ont participé davantage à ce programme. Les mentors avaient entre 3 et 29 ans d’expérience en bibliothéconomie et travaillaient surtout dans des bibliothèques universitaires (40 %), des bibliothèques publiques (36 %) et des bibliothèques spécialisées (16 %). Un sondage a été mené sur leur expérience de mentorat. Les résultats du sondage seront présentés dans cet article, y compris une comparaison des mentors et des mentorés quant à leurs points de vue sur les attentes, les avantages, les interactions, les activités, l’établissement de relations et plus encore. Cette recherche permettra de mieux comprendre les besoins actuels et futurs des bibliothécaires membres de minorités visibles et d’aider l’ensemble de la communauté des bibliothèques à trouver des moyens efficaces de retenir les bibliothécaires membres de minorités visibles dans la profession.

10 h — 10 h 30 : Pause du matin

10 h 30 - 12 h : SÉANCES SIMULTANÉES 5

Séance simultanée 5A espaces

Lieu : henn-201

Présentation par : LISL SCHONER-SAUNDERS

Imaginer l’édifice : consultation de la bibliothèque et construction sociale de l’espace idéal

Mary Greenshields, Bibliothécaire résidente, Bibliothèque Saint-Jean, Université de l’Alberta.

Les bibliothèques en tant que communautés imaginées existent dans la sphère universitaire pour répondre et refléter une myriade de besoins, de désirs, de caprices et de rêves. Cela est particulièrement vrai dans les plus grands réseaux de bibliothèques universitaires, où des bâtiments, des facultés, des unités, des systèmes et des étudiants disparates sont servis par une seule créature à membres multiples, souvent asymétriques. La manière dont cet être est le mieux servi, son identité collective et son fonctionnement font l’objet de fréquents débats et de réflexions. Entre-temps, l’idée de la bibliothèque en tant que lieu s’est imposée dans la mesure où des articles sur le sujet sont régulièrement publiés, des conférences sont proposées et une institution annuelle du même nom existe sous l’égide de l’Association des bibliothèques de l’Ontario.

La façon dont nous définissons ce lieu, la bibliothèque et sa communauté imaginée varient également selon l’établissement, l’individu et l’idéal. Des notions séduisantes de finalité future, de réflexion prospective et d’espaces et de programmation flexibles sont évoquées, mais comment le processus prend-il forme? Comment faire face à une réalité qui peut être très éloignée des besoins et des désirs de notre communauté? À l’aide d’un exemple concret, cet article montrera comment un groupe de travail d’une bibliothèque exploite le pouvoir des approches de conversation et de gestion de projet pour arriver à un résultat socialement construit, mais tangible qui répond à la tension entre les besoins de l’individu et le désir de créer une communauté.

Depuis l’été 2018, le Master Space Planning, un groupe d’aménagement de l’espace de l’Université de l’Alberta, a réuni une équipe hétéroclite de bibliothécaires pour mener à bien un projet visant à réinventer et à réorienter nos espaces. Sans argent supplémentaire en dehors du budget ordinaire prévu pour les bibliothèques et un portefeuille d’immeubles vieillissant, un groupe central, comptant l’agent principal des TI et celui des installations, l’agent principal des finances, un bibliothécaire universitaire associé, deux chefs de service de bibliothèque, le gestionnaire des communications, le bibliothécaire des métadonnées des publications en série et d’un résident des bibliothèques universitaires, a été est chargé d’imaginer la bibliothèque idéale du milieu universitaire dans son ensemble. Ce faisant, le groupe a utilisé la discussion pour lancer le projet et planifier son approche pour recueillir de bonnes données auprès des communautés servies. Les résultats de sondages individuels, de diverses consultations en personne et des efforts des sous-groupes du comité serviront à orienter les changements à apporter aux bâtiments des bibliothèques au cours des trois à cinq prochaines années. Cette construction tient compte des façons dont les bibliothèques peuvent devenir plus accessibles, tant sur le plan idéologique que physique. Les efforts déployés pour créer un carrefour autochtone, un espace de méditation et de prière et un espace pour les élèves qui sont aussi parents témoignent bien de cet objectif. Loin des conversations interminables et itératives qu’évoque le mot « comité », le groupe de travail a fourni des données réelles pour obtenir des résultats mesurables qui perturbent le monde axé sur les processus des bibliothèques universitaires.

Ateliers sur l’espace positif à la bibliothèque de l’UBC

Mayu Ishida, bibliothécaire de référence, bibliothèque Woodward, Université de la Columbie-Britannique.

Kat McGrath, bibliothécaire des renouvellements et des collections, services techniques de l’Université de la Colombie-Britannique

Tamis Cochrane, adjointe aux services d’accès à la bibliothèque Xwi7xwa, Université de la Colombie-Britannique.

La bibliothèque de l’UBC participe à la campagne Espace positif du bureau de l’équité et de l’inclusion (EIO) pour rendre la bibliothèque plus accueillante pour les étudiants, le personnel, les professeurs, les anciens et les alliés LGBT2SQIA+ dans tous nos milieux de travail, d’apprentissage et de vie. L’initiative vise à favoriser une atmosphère accueillante et un dialogue inclusif et respectueux sur le campus pour les personnes de toutes les orientations sexuelles et identités de genre en désignant des espaces où la diversité sexuelle et de genre est soutenue et valorisée.

À l’automne 2017, l’équipe de la diversité et de l’inclusion (EDI) de la bibliothèque a formé un groupe de travail sur l’espace positif et fait un appel à tous dans la bibliothèque pour recruter d’autres membres. Dans le but de renforcer les connaissances et les capacités pour l’inclusion des LGBT2SQIA+ à la bibliothèque, le groupe de travail a préparé et donné des ateliers de formation de base aux employés de la bibliothèque de UBC Vancouver. Nous avons élaboré une formation personnalisée, incluant des documents d’information à distribuer et des simulations axées sur les interactions respectueuses et inclusives en milieu de travail et dans le service à la clientèle. Les simulations étaient basées sur des interactions réelles qui ont lieu à la bibliothèque entre les employés, les usagers et les collègues du campus. Ces simulations ont incité les participants à discuter des interventions possibles en tant que spectateurs actifs et à passer d’un soutien passif à un engagement actif.

Nous avons recruté des animateurs bénévoles au sein du groupe de travail et du personnel de la bibliothèque. Les animateurs ont reçu une formation et du soutien de l’EIO pour animer les ateliers. Nous avons créé une trousse d’outils pour la bibliothèque afin de poursuivre la formation comme activité régulière. Les ateliers étaient prévus pour éviter les périodes de grande affluence à la bibliothèque et ont été offerts à plusieurs reprises pour donner des options aux employés de la bibliothèque et augmenter le taux de participation.

La direction de la bibliothèque a reçu la formation sur l’espace positif et a encouragé tout le personnel de la bibliothèque à suivre la formation. En avril et mai 2018, nous avons offert quatre ateliers de formation Espace positif à tout le personnel de la bibliothèque. Au total, 41 % des employés de la bibliothèque de l’UBC Vancouver ont assisté à des ateliers sur les espaces positifs. Les évaluations des ateliers ont démontré une meilleure connaissance de la diversité sexuelle et de genre, ainsi qu’un appui au programme et à ses objectifs. Dans la mise en œuvre et la présentation d’ateliers sur les espaces positifs à la bibliothèque, nous nous efforçons d’inclure différents groupes d’employés (membres de l’administration, bibliothécaires, aides-bibliothécaires).

Cette communication portera sur la logistique et les défis liés à la présentation de cette formation.

la première année du programme (p. ex., élargissement de la portée : demandes pour un plus grand nombre d’ateliers que prévu initialement), ainsi que les stratégies pour le soutenir (p. ex. attribution de rôles de leadership pour les mesures futures, y compris un nouveau rôle de chef de la formation au sein de l’EDI, l’évaluation continue du programme).

 

Pas toujours une ligne droite : relier la maîtrise de l’information (MI) aux étudiants en ligne

Carol Leibiger, professeure agrégée et coordonnatrice de la maîtrise de l’information, Université du Dakota du Sud.

L’enseignement en ligne représente une tendance importante dans l’enseignement supérieur aux États-Unis et au Canada. Les cours dispensés en ligne n’ont cessé de croître aux États-Unis, passant de 8 % des cours de premier cycle en 2000 à 59 % en 2016 (National Center for Educational Statistics, 2018). Au Canada, « 90 % des universités et 80 % des collèges offrent des cours à distance... [et] 98 % des établissements d’enseignement à distance offrent des cours en ligne » (Usher, 2018). Dans les deux pays, l’enseignement supérieur offre des diplômes que l’on peut obtenir entièrement en ligne.

Les établissements d’enseignement intègrent l’apprentissage en ligne pour diverses raisons. Les initiatives en matière de diversité sont renforcées par l’inclusion d’élèves dispersés géographiquement et d’origines socioculturelles diverses. De plus, l’apprentissage en ligne offre des possibilités d’éducation aux étudiants qui n’ont pas les ressources (p. ex., argent et temps) nécessaires pour fréquenter physiquement une université traditionnelle. Les établissements bénéficient également d’avantages financiers, notamment la réduction des coûts de prestation, l’augmentation du nombre d’étudiants et la réduction des besoins en infrastructure.

Les bibliothécaires qui cherchent à soutenir les étudiants en ligne par l’enseignement de la maîtrise de l’information (MI) font face à des défis d’accès et d’extensibilité. Souvent, ils n’ont pas d’accès direct aux étudiants en ligne, et les bibliothécaires ne sont pas toujours en mesure de communiquer avec ces étudiants quand et où ils apprennent. Les didacticiels en ligne peuvent combler cette lacune, mais ils ne soutiennent pas l’apprentissage actif. Ils ne permettent pas non plus les échanges entre étudiants et bibliothécaires qui peuvent améliorer les relations avec la bibliothèque et promouvoir l’apprentissage. Ce manque d’enseignement direct de la MI peut entraîner une réduction des capacités de recherche et de réflexion critique, ce qui désavantage les étudiants en ligne et complique les efforts d’inclusion. Les tentatives des bibliothécaires de proposer directement à tous les étudiants en ligne le même genre d’enseignement reçu par les apprenants en face à face ne sont pas modulables ni viables. Une nouvelle approche pour enseigner la MI en ligne s’impose.

Les théories de la communication en réseau peuvent fournir des indications sur la structuration des liens entre les bibliothécaires et les étudiants en ligne. En appliquant cette perspective théorique, les auteurs ont exposé la raison d’être d’un modèle de formation des formateurs pour atteindre les étudiants en ligne par l’intermédiaire de leur faculté. Les auteurs proposent ce modèle parce qu’ils croient que l’enseignement de la littératie critique, y compris la MI, relève de la responsabilité de tous et que chaque personne a droit à l’égalité d’accès à l’enseignement de la littératie critique. Dans ce modèle, les bibliothécaires appuient le corps professoral donnant les cours en les formant à la pédagogie de la MI et à la conception pédagogique. Les membres du corps professoral sont outillés pour soutenir l’enseignement de la MI et de la recherche aux moments et dans les endroits où l’enseignement des cours a lieu, ce qui leur permet d’aider les apprenants quand ils en ont besoin. L’article se termine par une discussion sur d’autres avantages pour les enseignants, les étudiants et les bibliothécaires que procure la mise en œuvre du modèle de formation des formateurs.

 

Séance simultanée 5B : Érudition et communication

Lieu : henn-202

Présentation par : KRIS JOSEPH

 

L’édition savante n’est pas neutre : notre quête pour nous soustraire aux grosses transactions et investir dans le libre accès équitable

Brianne Selman, bibliothécaire en communications savantes et droit d’auteur, Université de Winnipeg.

L’état actuel de l’édition savante n’est pas viable. Avec des abonnements qui augmentent de 5 à 10 fois le taux d’inflation, pour des raisons financières seulement, les bibliothèques revoir de près leurs dépenses dans un avenir rapproché, si elles n’ont pas déjà commencé à le faire. Cependant, les impératifs de changement ne se limitent pas aux besoins financiers — il existe de solides raisons liées à l’éthique, au savoir et à l’autonomie pour critiquer le système.  Si la généralisation du LA par les exigences des bailleurs de fonds a, d’une certaine manière, accru la visibilité du discours sur le libre accès, ce dernier souffre de plus en plus des mêmes problèmes que l’industrie hégémonique de l’édition scientifique — colonialisme, patriarcat, racisme et inégalité des chances.

À l’Université de Western Ontario, nous avons travaillé activement sur ce que Shea Swauger a appelé la « maîtrise de l’information » sur les communications savantes, dans le but plus large d’annuler les grosses transactions. Il est utile d’examiner la publication savante sous l’angle du cadre de travail de l’ACRL — la publication savante agit en tant que gardien de l’autorité construite, pour qui participe à la conversation, pour quoi la recherche a de la valeur (et qui peut l’extraire). Au départ, nous avons essayé de faire valoir notre point de vue avec un argument purement financier, mais nous nous sommes vite aperçus qu’il fallait parler d’éthique, de durabilité, d’autonomie et des types de systèmes que nous voulons soutenir.

Le cadre décrit par Demmy Verbeke de la KU Leuven offre des axes qui permettent d’évaluer les types de systèmes auxquels notre bibliothèque verse de l’argent. L’examen des objectifs éthiques, universitaires et financiers que nous poursuivons en tant que bibliothèques montre clairement que non seulement les abonnements aux périodiques, mais même certaines initiatives de LA, vont à l’encontre de nos propres intérêts. Le libre accès équitable, qui est dirigé par des universitaires (et non par des actionnaires), construit par la communauté et transparent dans ses opérations, n’est pas neutre non plus - mais je dirais que si nous voulons contester activement certains des déséquilibres de pouvoir et des formes d’oppression que nous réfléchissons, nous devons faire des choix conscients sur les modèles de publication que nous soutenons et susciter l’appui de nos communautés universitaires en ce sens.

Joignons-nous le geste à la parole? Tensions entre les valeurs des bibliothécaires, la liberté universitaire et l’érudition ouverte.

Elizabeth Yates, bibliothécaire de liaison et de communications savantes, Université Brock.

Le libre accès — la pratique qui consiste à partager librement les résultats des travaux d’érudition en ligne — recueille de plus en plus d’appuis au sein de la communauté des chercheurs. Dans les établissements universitaires, les bibliothèques sont habituellement les porte-étendards de cette tendance, faisant progresser l’érudition ouverte en fournissant des services, une infrastructure et du financement — par exemple, en employant des experts en communication savante, en exploitant des dépôts institutionnels et en finançant les coûts de publication en libre accès. Cet investissement en personnel et en ressources reflète une priorité commune, celle de promouvoir des systèmes plus équitables de création et de partage des connaissances. Nos organisations professionnelles épousent publiquement ces valeurs et s’engagent dans la défense des droits pour faire avancer les projets de libre accès et leur adoption. Au niveau institutionnel, les bibliothécaires dirigent souvent l’élaboration de politiques de libre accès sur les campus qui encouragent ou engagent les chercheurs à partager publiquement leurs travaux. Au Canada, neuf établissements d’enseignement et dix bibliothèques et conseils de bibliothécaires ont adopté des politiques de libre accès.

Malgré cette richesse d’activités et de professions publiques d’appui à l’érudition ouverte, on ne sait pas très bien si nous, les bibliothécaires universitaires au Canada, pratiquons réellement ce que nous prêchons. La plupart des déclarations et des politiques de libre accès adoptées par les bibliothèques encouragent simplement les travailleurs à rendre leurs communications savantes librement accessibles. Des données anecdotiques indiquent qu’une minorité d’entre nous archivent en fait leurs travaux dans des dépôts institutionnels ou les publient dans des revues en libre accès.

Cette communication présente les résultats préliminaires d’un sondage sur l’incidence des valeurs professionnelles, personnelles et collectives des bibliothécaires universitaires du Canada sur nos pratiques de publication. En particulier, les résultats de cette étude indiqueront comment les dispositions relatives à la liberté universitaire — énoncées dans les conventions collectives, les politiques institutionnelles et par les organisations professionnelles, y compris l’ACBES et l’ACPPU — peuvent influer sur notre choix d’appuyer le libre accès par nos paroles et nos actes. La liberté universitaire est généralement appréciée comme une mesure de protection, préservant les bibliothécaires et le corps professoral contre les répercussions découlant d’un travail ou d’une affirmation pouvant être considérés comme controversés. Le choix indépendant du moyen pour diffuser la recherche est souvent un principe clé des politiques en matière de liberté universitaire. Par conséquent, les bibliothécaires peuvent éprouver des tensions entre notre soutien personnel/professionnel au principe du libre accès et notre volonté d’exercer notre liberté universitaire et de publier où bon nous semble — y compris dans des lieux fermés. Cette discordance affecte non seulement nos propres pratiques savantes, mais elle devrait également être reconnue dans le cadre des efforts continus des bibliothécaires pour encourager le corps professoral à adopter le libre accès.

 

Tu as gagné, et maintenant?

Kelly McElroy, bibliothécaire responsable de la participation étudiante et communautaire, Université d’État de l’Oregon.

Emily Drabinski. Bibliothécaire en pédagogie critique, The Graduate Center, CUNY

L’organisation des travailleurs dans les bibliothèques universitaires est un lieu de lutte qui les rassemble pour exiger de la direction qu’elle distribue le capital sous forme de salaires et d’avantages sociaux, de conditions de travail universitaire et de processus pour régler les violations du contrat. Ces combats ne sont jamais faciles et les victoires ne sont jamais automatiques. Bâtir un pouvoir collectif pour faire face à la direction exige un engagement à s’organiser qui peut être difficile — et gratifiant — à soutenir face aux pertes qui surviennent inévitablement dans ces grandes luttes. Mais parfois, c’est l’organisation qui prend le dessus, et nous nous retrouvons en position de pouvoir.

Cette séance de discussion interactive portera sur les défis que doivent relever les organisateurs du milieu de travail lorsqu’ils gagnent. La première panéliste décrira la campagne réussie de création d’un syndicat de professeurs à l’Université d’État de l’Oregon - et le processus de création d’une section locale saine à partir de zéro, tout en négociant une première convention collective. Quand un groupe s’organise, une victoire signifie plus de travail et la nécessité de convaincre plus de gens à s’impliquer. Un tout nouveau syndicat fait face à la fois à des possibilités et à des défis en cette période de transition, qu’il s’agisse de promouvoir les droits des travailleurs, de développer une culture syndicale ou de maintenir l’implication des gens durant des négociations contractuelles qui perdurent.

La deuxième panéliste discutera de son cheminement de membre ordinaire d’un syndicat à présidente d’une section locale. S’organiser en réponse à un lock-out du corps professoral en 2016 signifiait acquérir les compétences nécessaires pour bâtir le pouvoir : définir les demandes, dresser et évaluer des listes, avoir des conversations individuelles et élaborer une analyse du pouvoir des travailleurs. Ce travail a mené à l’exaltation — grandes manifestations de solidarité publiques — et au désespoir face à la difficulté d’obtenir un bon contrat. Dans la foulée de l’entente controversée, la panéliste a remporté l’élection au poste de présidente de la section locale. Gagner signifie un nouvel accès au pouvoir structurel et une relation intime avec ses limites.

Bien que le moment de la grande victoire puisse être une transformation émotionnelle et matérielle, les victoires syndicales garantissent également le droit de poursuivre le combat. Après de brèves présentations de leur cheminement vers la victoire du travail universitaire, les panélistes animeront une discussion avec les participants sur les stratégies d’utilisation du pouvoir une fois construit. Comment déployer au mieux le pouvoir structurel afin d’obtenir des gains matériels pour les travailleurs universitaires? Comment s’organiser pour consolider les victoires? Comment les militantes et militants syndicaux continuent-ils de bâtir le pouvoir face à l’apathie des membres et aux employeurs antisyndicaux? Ces questions et d’autres seront abordées dans le cadre de conversations collectives.

12 H — 13 H : DÎNER

Voici un lien vers une liste des services alimentaires sur le campus : https://www.food.ubc.ca/feed-me/

12 h — 13 h : Séance d’information des comités de l’ACBES (IBLC-261)

La séance d’information des comités est une occasion pour vous d’en apprendre davantage sur l’important travail accompli pour appuyer la mission de l’ACBES qui consiste à promouvoir, à faire progresser et à soutenir la profession de bibliothécaire universitaire pour l’avancement de la recherche, de l’enseignement et de l’apprentissage dans les établissements postsecondaires agréés, et à défendre les intérêts professionnels de nos membres.

L’ACBES est une association gérée par ses membres et notre travail est effectué par des membres bénévoles. Cinq comités présenteront brièvement leur mandat, leurs travaux récents et leurs réalisations, et seront disponibles pour répondre à vos questions au cours de cette séance de type panel. L’objectif est d’informer nos membres de l’excellent travail accompli et d’encourager une plus grande participation à nos comités.

Comités représentés :

Comité de la formation et du perfectionnement professionnel (James Murphy)

Comité de la recherche et des bourses (Jenaya Web)

Communications (Kevin Tanner)

Représentation (Mary Greenshields)

Diversité et équité (Michael Dudley)

13 h — 14 h 30 : Assemblée générale annuelle de l’ACBES/CAPAL (henn-201)

** Un dîner sera servi aux membres de l’ACBAP/CAPAL qui assistent à l’AGA. **

14 h 30 - 15 h : Pause

15 h — 16 h 30 : SÉANCES SIMULTANÉES 6

Séance simultanée 6A : perturbation des structures de pouvoir

Lieu : iblc-261

Présentation par : EAN HENNINGER

Perturber les structures de pouvoir traditionnelles dans les bibliothèques universitaires : dire non, comment le faire et pourquoi c’est important (atelier; remarque : se termine à 17 h).

Melanie Cassidy, Bibliothécaire de soutien à l’apprentissage et aux programmes d’études, Université de Guelph.

Erin Menzies, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, division de la planification stratégique et des politiques, direction de la planification de la capacité et des priorités.

Ali Versluis, bibliothécaire en ressources éducatives ouvertes, Université de Guelph.

 

Plusieurs bibliothèques universitaires sont actuellement confrontées à des mesures d’austérité, à des réductions de personnel, à des postes vacants ou à des compressions. En même temps, les bibliothèques cherchent à être perçues par leurs communautés sur le campus comme des centres d’innovation, de services et d’enseignement. Alors que les bibliothèques continuent d’élargir leurs services malgré ces changements, l’augmentation de la charge de travail des bibliothécaires se traduit par un nouvel ensemble de pressions : affaiblissement de la santé mentale, précarité accrue et incapacité à s’adonner à des pratiques essentielles d’enseignement et d’apprentissage.   

 

Ces défis se situent à l’intersection de la résilience et de la précarité de l’emploi, du néolibéralisme et de la vocation professionnelle. Dans le contexte de la bibliothèque universitaire, la résilience est reconnue comme un moyen de négocier un emploi précaire en encourageant les bibliothécaires occupant des postes non permanents, menant à la permanence, d’une durée déterminée et d’autres postes temporaires à prouver continuellement leur valeur à l’établissement ou à risquer de ne pas être renouvelés ou réengagés. La perspective néolibérale favorise en outre un environnement où la culpabilité individuelle est attribuée au prix de la remise en question des constructions et des pratiques institutionnelles, et où le rôle du bibliothécaire est de contribuer à la préparation des étudiants à l’entrée sur le marché du travail. Enfin, la nature autoréflexive de la bibliothéconomie et l’acceptation de notre travail comme une vocation (par opposition à une profession) contribuent à intérioriser l’incapacité de répondre aux exigences professionnelles en tant que manquements personnels, ce qui mène à l’épuisement professionnel.

 

Cet atelier de 90 minutes vise à interroger notre position en tant que bibliothécaires au sein de ce concept, à la fois sur la façon dont nous sommes influencés par cette intersection et sur la façon dont nous l’entretenons (tacitement ou explicitement). Le but des animatrices est de décortiquer ces concepts et la façon dont ils se recoupent, en créant un espace où les participants peuvent développer et utiliser un vocabulaire commun pour favoriser la discussion et élaborer des stratégies pour perturber les structures de pouvoir traditionnelles dans les bibliothèques universitaires. Notre but ultime est d’engager une discussion constructive et de partager les meilleures pratiques qui nous permettent, à nous et à nos collègues, de dire « non » lorsqu’il le faut, et de maintenir la capacité de notre profession à avoir un rendement efficace et à demeurer en bonne santé.

 

Les animatrices fourniront une analyse de l’état actuel, y compris un aperçu de la littérature actuelle, pour s’assurer que les participants partagent une compréhension mutuelle des concepts clés. Grâce à des discussions guidées, les participants partageront leurs expériences, travailleront à l’élaboration de pratiques exemplaires et établiront une « taxonomie de la résilience » pour résister au surmenage, à la précarité et aux autres effets secondaires négatifs des conditions de travail néolibérales dans les bibliothèques d’enseignement supérieur.

 

Séance simultanée 6B : interprétation et communication

Lieu : henn-201

Présentation par : LISL SCHONER-SAUNDERS

 

« Tu veux en parler aujourd’hui? » La politique et le pouvoir de la conversation dans un balado de bibliothécaire

 

Lydia Zvyagintseva, bibliothécaire de l’érudition numérique, Université de l’Alberta.

 

No Librarians Allowed (Interdit aux bibliothécaires) n’a à peine qu’un an, mais il a déjà reçu plus d’un millier d’écoutes, ce qu’un article de recherche ou un chapitre de livre ne serait pas en mesure de faire pour deux bibliothécaires sans liberté universitaire ni soutien pour publier. Plutôt qu’un humble discours d’autosatisfaction, cet exposé est l’occasion de réfléchir à ce que l’on peut apprendre dans l’organisation soutenue et ciblée des conversations.

 

Le balado est né du désir de créer un espace pour s’engager dans le développement professionnel en dehors des moyens de publication « traditionnels ». Ma co-animatrice, Carla Iacchellli, et moi-même avons muri tous les aspects du projet — du choix des invités à la façon dont nous avons tenu les conversations, en passant par les questions posées, et le processus d’édition. Nous avons évité les « meilleures pratiques » des balados indiquant que chaque phrase de notre émission doit être planifiée. Nous avons visé l’équilibre délicat entre saisir des occasions de discuter honnêtement avec des professionnels issus de milieux marginalisés et éviter de mettre leur gagne-pain en danger en recueillant des opinions qui pourraient être perçues comme problématiques ou faussement représentatives de leur employeur.

 

Bien que le format ne soit pas nouveau et que No Librarians Allowed ne soit pas le premier dans le paysage professionnel, ce balado nous a enseigné des leçons sur plusieurs des thèmes explorés durant l’ACBES 2019 : les questions de diversité au sein de la profession, le pouvoir de la conversation et les déséquilibres de pouvoir qui persistent lorsque ces conversations sont enregistrées, les mécanismes pour rejoindre les communautés à l’extérieur des bibliothèques, les questions de « pensée profonde » et de « communication savante », sans mentionner le travail sans fin qui va dans le processus de production d’un seul épisode. De plus, je réfléchis au processus d’appartenance à de multiples groupes imaginés, comme les créateurs et les consommateurs de médias numériques, à l’échelle locale et mondiale.

 

Les critiques de la prolifération du genre exposent l’anxiété qui existe au sein du milieu universitaire au sujet des questions d’expertise, de spécialisation et d’association avec l’amateur, tandis que des exemples récents de balados examinés par les pairs (projet pilote Secret Feminist Agenda par Wilfrid Laurier University Press) indiquent une meilleure compréhension du partage du savoir. Les questions de liberté intellectuelle n’ont jamais été aussi importantes que devant un microphone avec une fonction de suppression, tout en discutant avec des bibliothécaires qui peuvent ou non avoir la liberté universitaire de s’exprimer sans crainte de répercussions pour réfléchir à des enjeux comme la justice sociale. Cet exposé est donc une étude de cas réflexive des intersections de ces fils de discussion, ainsi qu’un argumentaire pour le pouvoir de la conversation.

 

Herméneutique et bibliothèques universitaires : le cercle de l’interprétation, du sens et de l’information

Jessica Critten, responsable du programme de pédagogie et d’évaluation, Bibliothèque Auraria, Université du Colorado.

Kevin Seeber, chef du département de l’éducation et des relations communautaires, bibliothèque Auraria, Université du Colorado.

 

Les concepts « autorité », « factualité » et « crédibilité » sont souvent considérés par la communauté des bibliothèques universitaires comme objectifs et fixes. Dans ce contexte, l’information « savante » et la science sont présentées de manière réfléchie comme étant « bonnes » et l’information « non savante » est « fondée sur l’opinion » et, par conséquent, « mauvaise ». De même, la valeur de la bibliothèque est démontrée par des moyens quantifiables et incontestables comme le nombre de visiteurs sur place et d’accès à LibGuide. En ce qui concerne la recherche d’information, les bases de données, les couches de découverte et les moteurs de recherche sont présentés comme des outils neutres pour la recherche. Alors que les bibliothécaires régurgitent ce discours réducteur sur notre travail, nous ne tenons pas compte de la nature fondamentalement subjective de l’interaction avec l’information.

 

Comme première étape d’un projet qui utilisera l’herméneutique pour explorer comment l’interprétation façonne les structures, les politiques et les pratiques des bibliothèques universitaires ainsi que la matérialité de notre travail quotidien. Cette communication donnera aux bibliothécaires une introduction à un cadre théorique et historique leur permettant de répondre à une simplification excessive de l’information néolibérale. En d’autres termes, nous ne devrions pas présenter ou analyser l’information en termes absolus, mais plutôt reconnaître l’expérience profondément personnelle de l’interprétation de l’information dans notre propre vision du monde. Le cadre de l’herméneutique nous permet de comprendre comment le processus d’interprétation est situé socialement, historiquement et temporellement, et comment il évolue et change à mesure que notre cadre de connaissances grandit. Nous nous inspirerons également de l’article très influent de Michael Buckland (1991) intitulé Information as Thing (L’information en tant que chose) pour explorer comment l’interprétation individuelle de l’information est au cœur de la compréhension (c’est-à-dire que quelque chose n’est pas une « information » tant qu’un individu ne l’interprète pas).

 

En centrant l’interprétation, nous ne préconisons pas un relativisme ou un pluralisme qui traite chaque interprétation avec le même poids et la même validité; au contraire, cette approche donne aux bibliothécaires un moyen de comprendre comment l’information est codée et façonnée par les forces politiques et sociales — ce que Stuart Hall (1980) appelle une « structure complexe de dominance » — et comment nos usagers traitent et utilisent cette information selon leurs idéologies et cadres actuels du savoir.

Réception : Fédération des sciences humaines RÉCEPTION DU RECTEUR

Heure : 17 h - 19 h

Lieu : Voir le site du Congrès pour obtenir plus d’information : https://www.congress2019.ca/

19 h : Souper à votre choix

JOUR 3 — MARDI LE 4 JUIN 2019

8 h — 9 h : Inscription (henn-201)

Veuillez noter que vous devez d’abord vous inscrire au Congrès afin de recevoir l’insigne du Congrès, votre porte-nom et le programme. Ensuite, rendez-vous au bureau d’inscription de l’ACBES dans l’édifice Henning pour compléter votre inscription avec nous afin de participer à la conférence.

8 h 30 - 10 h : SÉANCES SIMULTANÉES 7

Séance simultanée 7A : précarité

Lieu : henn-201

Présentation par : ADAM BIELKA

 

Parlons de précarité (ou non) : travail, collectivités et conversation (Panel)

Crystal Yin, bibliothécaire des sciences, Université Simon Fraser.

Ean Henninger, bibliothécaire de liaison, Université Simon Fraser.

Adena Brons, bibliothécaire de liaison, Université Simon Fraser.

Chloe Riley, bibliothécaire du carrefour de recherche, Université Simon Fraser.

Les structures de travail précaire comme les contrats et le travail sur appel sont de plus en plus courantes dans les milieux universitaires et bibliothécaires. Des rapports récents de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université et du Centre canadien de politiques alternatives ont mesuré l’ampleur et l’impact de l’emploi contractuel dans le milieu universitaire. Ils indiquent que les personnes qui travaillent de façon précaire ressentent comme effets un sentiment de déconnexion, une mauvaise santé mentale et physique, une instabilité financière et des niveaux élevés de stress et d’incertitude. Les effets institutionnels peuvent comprendre une baisse de la qualité du service, une baisse du moral en milieu de travail et une charge administrative accrue pour les gestionnaires et le personnel permanent. Bien que ces rapports fournissent des données précieuses sur les conditions de travail du personnel universitaire contractuel, les deux ont déterminé que les bibliothécaires ne faisaient pas partie du champ d’application, même s’ils ont reconnu que les bibliothécaires font souvent partie des associations du corps professoral ou des groupes de négociation.

 

Notre étude de recherche en cours sur la précarité dans les bibliothèques vise à combler cette lacune dans les connaissances et à fournir de nouveaux renseignements sur le travail précaire dans les bibliothèques canadiennes. Depuis novembre 2017, nous recueillons et codons les offres d’emploi du tableau d’affichage Partnership Job Board dans un ensemble de données qui nous permet d’explorer les tendances des offres d’emploi et de déterminer la prévalence des postes précaires. Nous avons également cherché à saisir les effets et les perceptions du travail précaire au moyen d’entrevues semi-structurées avec des bibliothécaires de la Colombie-Britannique, et nous planifions un sondage en ligne qui s’appuiera sur les résultats de ces autres composantes.

 

Au cours de cette séance, nous discuterons des résultats de notre ensemble de données sur l’affichage d’emplois, en mettant l’accent sur l’affichage dans les bibliothèques universitaires, et nous situerons cette information dans le contexte plus large de nos autres résultats et de la précarité du milieu universitaire. Nous explorerons également les questions suivantes : Comment les bibliothécaires universitaires peuvent-ils s’organiser et défendre les préoccupations du personnel des bibliothèques dans le contexte de la précarité de l’enseignement supérieur? Comment contester le silence autour de ce thème et faire de la place pour des conversations sur la précarité et ses effets? Comment les titulaires d’un emploi permanent ou sûr peuvent-ils soutenir et défendre les intérêts de leurs collègues dont l’emploi est précaire? Comment pouvons-nous construire la solidarité avec les travailleurs précaires, à l’intérieur de la bibliothèque, dans nos établissements et avec les travailleurs d’autres institutions? Ce faisant, nous espérons informer les participants des effets négatifs du travail précaire et élaborer une série de stratégies pour les atténuer.

Séance simultanée 7B : imagination et créativité

Lieu : henn-202

Présentation par : MARY GREENSHIELDS

Imaginer le service comme une relation dans la bibliothèque universitaire.

Lydia Zvyagintseva, bibliothécaire de l’érudition numérique, Université de l’Alberta.

Si nous sommes d’accord avec Bruno Latour et Rita Felski pour dire que la critique atteint ses limites pour générer de profonds changements dans le monde, alors quelles nouvelles approches intellectuelles synthétiques sont nécessaires pour la recherche au 21e siècle? Kathleen Fitzpatrick montre une voie à suivre dans son prochain livre, Generous Thinking, qui est le point de départ de ma réflexion sur les politiques de conversation et d’engagement avec les communautés au-delà du campus. Cet exposé débute donc comme une réponse exploratoire à la question de Fitzpatrick : « Quels nouveaux objectifs pour l’université pourrions-nous imaginer si nous comprenons que notre rôle n’est pas d’inculquer des notions aux citoyens de l’État, ni de former des entreprises citoyennes, mais plutôt de faciliter le développement d’une communauté ouverte et diverse? » En d’autres termes, à quoi pourrait ressembler la bibliothèque universitaire si l’objectif de l’éducation postsecondaire était une fonction publique élargie?

 

Pour explorer ces idées, j’utilise mon propre contexte canadien ainsi que l’expérience de travail au croisement de plusieurs communautés et domaines : celui des sciences humaines numériques et de l’érudition numérique. J’utilise des espaces de création universitaires et des centres d’érudition numérique comme sites pour évaluer et synthétiser les idées de relations avec la communauté universitaire et le public en général. De plus, je m’appuie sur les travaux d’Adam Gaudry sur l’éducation des insurgés et la recherche centrée sur les communautés autochtones pour examiner comment les espaces de création universitaires et les centres d’érudition numérique soutiennent l’ordre socioéconomique technogestionnaire du milieu universitaire contemporain, et où ils ouvrent l’espace pour imaginer de nouvelles relations avec la terre et entre eux. Je donne également des exemples de stratégies pour s’éloigner de la « méthodologie d’extraction » de la recherche fondée sur l’échange pour viser une approche plus relationnelle. Par exemple, que se passerait-il si l’objet de l’étude était une réponse aux défis locaux auxquels font face les collectivités des Prairies? Et si le but de l’apprentissage était le processus de conception, d’organisation et de collaboration plutôt que la production de l’objet d’information? Quelles seraient les répercussions sur la main-d’œuvre si ce type de travail devait être effectué à la bibliothèque? En prenant la pensée généreuse et la « disposition à la conversation » comme fondement de la pensée critique et de la relation éthique du milieu universitaire avec le reste du monde, je propose un modèle peu pratique, mais imaginatif pour faciliter la recherche à l’ère contemporaine.

 

Connaissances diverses, méthodologies diverses : recherche d’artistes

 

Sandra Cowan, bibliothécaire des études religieuses, des langues vivantes, de l’anglais et des beaux-arts, Université de Lethbridge.

 

La méthodologie de recherche joue un rôle clé dans la découverte et le partage de nouvelles connaissances. Tout comme d’autres parties du cycle de communication savante, la méthodologie de recherche est d’un intérêt primordial pour les bibliothécaires. Les ouvrages savants que les bibliothèques recueillent, évaluent, entretiennent, partagent ouvertement, naviguent et enseignent sont normalement fondés sur la recherche, et toute recherche repose sur une sorte de méthodologie de recherche. Les bibliothécaires sont dans une position unique par rapport aux méthodes de recherche, car nous devons comprendre un large éventail de méthodes interdisciplinaires afin de déterminer notre place dans la communication de la littérature savante de toute discipline, mais nous n’avons pas une méthodologie clairement définie pour notre propre recherche. Cette position liminale à l’égard des méthodes de recherche place les bibliothécaires dans une excellente position pour comprendre les méthodes de toutes les disciplines, pour explorer leurs forces et leurs faiblesses relatives et pour les mettre en pratique. Plutôt que de prétendre à l’absence de méthodes de recherche en bibliothéconomie, nous pouvons les revendiquer toutes, et légitimement les mettre en pratique et étudier les méthodes de toute discipline que nos bibliothèques soutiennent.

Certaines méthodes de recherche sont mieux comprises et mieux récompensées dans le milieu universitaire que d’autres — ce sont celles qui ont tendance à obtenir plus de subventions et de reconnaissance institutionnelle. En tant que bibliothécaire des beaux-arts et formatrice d’étudiants des cycles supérieurs en beaux-arts, j’ai remarqué que les méthodes de recherche et les activités créatives des artistes ne cadrent pas avec les modèles standard de recherche et de communication savante que la plupart des établissements universitaires utilisent pour comprendre et évaluer les travaux savants. Cependant, les méthodes sous-reconnues, comme celles des beaux-arts, mènent aussi à de nouvelles connaissances et à de nouvelles perspectives importantes. Tout comme les bibliothécaires, les artistes empruntent et adaptent un large éventail de méthodes interdisciplinaires dans leurs recherches. L’étude des méthodes de recherche des artistes peut élargir notre compréhension de la recherche et nous donner un aperçu du processus créatif, tout en remettant en question certaines des hypothèses culturelles et institutionnelles concernant les méthodes plus privilégiées. À la lumière de ce qui précède, nous discuterons des résultats d’une étude sur la recherche créative de plusieurs artistes canadiens bien connus.

 

L’engouement pour la collaboration créative : Pratiques exemplaires (ou inacceptables) pour l’innovation dans les bibliothèques universitaires

 

Richard Carter, bibliothécaire de référence, Collège St. Michael’s, Université de Toronto.

 

Bibliothécaires. Sommes-nous démodés ou avant-gardistes? Des fossiles de seaux rouillés ou un futur propulsé par fusée? Quoi que vous pensiez des bibliothécaires universitaires aujourd’hui, une chose est claire : nous manquons d’assurance. Les médecins, les avocats et les enseignants ont rarement besoin de justifier ou d’expliquer leur travail. Les gens savent ce qu’ils font. Les médecins guérissent, les avocats interprètent le droit, les enseignants enseignent. Les bibliothécaires, en revanche, font face à une crise d’identité. Ce désordre professionnel, comme une flaque dans laquelle vous marchez avec votre botte, peut être difficile à voir clairement, et je ne suis pas sûr que j’y arrive. Mais une question clé se pose au fond : Maintenant que l’information est facile à trouver, que font les bibliothèques et les bibliothécaires? La réponse, à mon avis, comporte deux parties : (1) nous avons besoin de créativité et d’innovation pour réinventer, revigorer, clarifier et cimenter notre identité et notre valeur; et (2) nous avons besoin de collaboration pour atteindre le corps professoral, les autres éducateurs, les administrateurs, les étudiants, le public et entre nous pour créer, promouvoir, développer et gagner du soutien pour notre action. Bref, à l’instar du monde des affaires, les bibliothèques universitaires ont aujourd’hui une passion commune pour la créativité et la collaboration. La recherche en psychologie, cependant, suggère que la créativité et la collaboration sont souvent de piètres compagnons de jeu. Je soutiens que la poursuite d’une collaboration créative est motivée par le même doute professionnel qu’elle était censée dissiper — une crainte d’inutilité qui peut obscurcir notre conscience de ce que les usagers apprécient vraiment dans les bibliothèques et faire trébucher les véritables tentatives d’innovation. À l’aide de recherches en psychologie, cette conférence portera sur l’insécurité innée de la profession dans le contexte du flux de travail, de la créativité, de l’innovation et de la collaboration.

 

10 h — 10 h 30 : Pause du matin

 

10 h 30 - 11 h 30 : Allocution de CLÔTURE (henn-201)

Présentation par : Michael Dudley

Baharak Yousefi

Toujours déjà violents : amour et refus dans la bibliothèque universitaire                 

Durant cet exposé, j’espère que nous pourrons réfléchir ensemble à la façon dont la bibliothèque et l’université sont toujours déjà violentes et revendiquer l’amour, la sécurité, le choix, la confiance, le respect, la filiation, l’amitié, la connaissance de soi et la joie comme moyens de réorienter, de réimaginer et de refuser. Car, comme nous le rappelle Fred Moten, « c’est ce qui est insidieux, cette naturalisation de la misère, la croyance que le travail intellectuel exige aliénation et immobilité et que la douleur et la nausée qui en découlent sont une sorte de badge d’honneur, une sorte de galon que l’on peut appliquer à sa toge universitaire ou quelque chose du genre. La jouissance est suspecte, indigne de confiance, une marque de privilège illégitime ou d’une sorte de... refus de regarder carrément le visage foutu des choses, ce qui n’est, de toute évidence, que quelque chose que l’on peut faire isolément. »

11 h 30 - 12 h : OBSERVATIONS FINALES et appréciation territoriale

APERÇU DE LA CONFÉRENCE DE L’ACBES

HEURE / JOUR JOUR 1 JOUR 2 JOUR 3
8 h - 9 h Inscription
Lieu : Henn-201
Inscription
Lieu : Henn-201
Inscription
Lieu : Henn-201
8 h 30 - 10 h 05 Mot de bienvenue, reconnaissance territoriale et observations préliminaires
Lieu: Henn-201

Allocution d’ouverture
Séance simultanée 4A:
Savoirs autochtones et bibliothèques universitaires
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 4B:
Diversité : visible et invisible
Lieu: Henn-202
Séance simultanée 7A:
Précarité
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 7B:
Imagination et créativité
Lieu: Henn-202
10 h 05 - 10 h 30 PAUSE DU MATIN PAUSE DU MATIN PAUSE DU MATIN
10 h 30 - 12 h Séance simultanée 1A:
La politique de la décolonisation
Lieu: IBLC-261

Séance simultanée 1B:
Bibliothéconomie critique et contemplative
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 1C:
Pouvoir/connaissances
Lieu: Henn-202
Séance simultanée 5A:
Espaces
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 5B:
Érudition et communication
Lieu: Henn-202
Allocution de clôture
Lieu: Henn-201

Observations finales et
appréciation territoriale
12 h - 13 h DÎNER (à votre choix)

CJAL/RCBU (IBLC-261)
DÎNER (à votre choix)

Comités de l’ACBES (IBLC-261)
13 h - 14 h 30 Séance simultanée 2A:
Évaluation critique
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 2B:
Valeurs et travail émotionnel
Lieu: Henn-2-2
Assemblée générale annuelle (Dîner offert aux membres présents.)

Henn-201
14 h 30 - 15 h PAUSE PAUSE
15 h - 16 h 30 Séance simultanée 3A:
Pédagogie et post-vérité
Lieu: Henn-201

Séance simultanée 3B:
Communautés
Lieu: Henn-202
Séance simultanée 6A:
Perturber les structures de pouvoir
Lieu: IBLC-261 (N.B. prend fin à 17 h)

Séance simultanée 6B:
Interprétation et communication
Lieu: Henn-201
16 h 30 – 18 h 30 Réunions des comités de l’ACBES Réception du recteur de la FSH
Lieu: À déterminer, voir le site du Congrès pour obtenir plus d’information


Appel à propositions

(fermé le 7 janvier 2019)

ACBAP19 : La politique de la conversation : identité, communauté et communication

Assemblée annuelle de l’ACBAP/CAPAL — Du 2 au 4 juin 2019

Congrès des sciences humaines 2019

University of British Columbia Vancouver, Colombie-Britannique

 L’Association canadienne des bibliothécaires académiques professionnels (ACBAP) vous invite à participer à sa conférence annuelle, qui aura lieu dans le cadre du Congrès des sciences humaines 2019 à The University of British Columbia sur le territoire traditionnel, ancestral et non cédé du peuple xʷməθkʷəy̓ əm (Musqueam). Cette conférence propose aux bibliothécaires et aux professionnels des domaines connexes provenant de toutes les disciplines, un espace alternatif où partager leurs travaux de recherche et d’érudition, remettre en question les idées actuelles sur les enjeux professionnels et étendre leurs réseaux.

 Thème

Dans la foulée du thème du Congrès 2019, Cercles de conversation, le thème de CAPAL19 est La politique de la conversation : identité, communauté et communication.

 Cette conférence propose à la communauté des bibliothèques universitaires une occasion de faire l’examen critique et de discuter des façons dont notre profession est influencée par les milieux sociaux, politiques et économiques. En considérant la bibliothéconomie académique dans ses contextes historiques, ses présents, et ses avenirs possibles, et en la situant dans des cadres culturels et des structures de pouvoir en évolution, nous pouvons mieux comprendre les façons dont la bibliothéconomie académique peut réfléchir, renforcer ou remettre en question ces contextes tant positivement que négativement.

 Dans quel genre de conversation nous engageons-nous ou non au sein de la profession, du milieu universitaire et de la société civile? Comment les diverses identités qui constituent nos communautés se reflètent-elles (ou non) dans la bibliothéconomie universitaire, et comment pouvons-nous entamer des conversations au sein de nos propres communautés et avec des communautés pouvant être considérées comme externes.

 Sujets potentiels :

Les communications présentées peuvent porter sur certains aspects des thèmes suivants (sans devoir s’y limiter) :

 ·         Diversité : Comment faire en sorte que nos cercles (communautés, espaces) soient diversifiés? Quels sont les cercles à la disposition des bibliothécaires et comment s’assurer que les bibliothécaires ne sont pas circonscrits par leur identité dans ces cercles? Ce thème pourrait comparer la bibliothéconomie universitaire à la bibliothéconomie publique ou la bibliothéconomie universitaire à l’ensemble de la communauté universitaire. De façon plus importante, il pourrait explorer ces questions, appartenant aux femmes, personnes de couleur et aux bibliothécaires autochtones.

·         Liberté intellectuelle et universitaire : Comment définissons-nous nos responsabilités et nos libertés dans ces domaines? S’agit-il de libertés positives ou négatives, surtout en ce qui concerne les communautés au sens large?

·         « Communautés imaginées » : L’imaginaire national de Benedict Anderson a 35 ans. Comment nous percevons-nous en tant que bibliothécaires dans les différentes « communautés imaginaires » (nationalité, communauté de pratique, inter et pluridisciplinaire), et quelles sont les politiques de notre participation?

·         Conversations en dehors des cercles : Comment rendre notre recherche pertinente en dehors de la bibliothéconomie et des sciences de l’information? Est-ce différent selon le type de recherche? Comment intégrer les valeurs et les idées du public dans notre travail et notre recherche?

·         Travail et solidarité : Comment s’organiser au sein de la bibliothéconomie universitaire; comment établir des liens avec les autres membres du personnel des bibliothèques, les autres employés universitaires, et les autres travailleurs dans leur ensemble.

·         Conversations au sein de la pratique/praxis : Comment les communications et les connexions sont-elles établies et maintenues avec la profession et entre les bibliothécaires universitaires et les administrateurs, le corps professoral, les étudiants et les autres chercheurs?

 Le comité du programme sollicite des propositions de communication individuelle, ainsi que de présentation en groupe de trois communications. Les communications proposées doivent être originales et n’avoir jamais été publiées ailleurs.

·         Les communications individuelles sont d’une durée de 20 minutes. Pour les communications individuelles, veuillez fournir un résumé d’au plus 400 mots, le titre de la présentation, une courte description biographique et vos coordonnées.

·         Pour les groupes d’experts, veuillez fournir un résumé général d’au plus 400 mots, la liste des participants et leur courte description biographique respective, ainsi qu’un résumé d’au plus 400 mots pour chacun des présentateurs. Veuillez indiquer la personne responsable du groupe et les coordonnées des participants.

 N’hésitez pas à contacter le comité du programme afin de discuter d’un sujet de communication, d’un groupe ou d’un format de séance précis. Les propositions doivent être envoyées par courriel en pièce jointe dans le format de votre choix (les formats ouverts sont les bienvenus!), en utilisant la convention de nom de fichier suivante :

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 Veuillez adresser vos propositions et questions au directeur du programme, Sam Popowich à

Sam.Popowich [à] ualberta.ca

 Date limite d’envoi des propositions : 07/01/2019

 D’autres renseignements concernant la conférence ainsi que l’ensemble du Congrès 2019 seront disponibles sous peu.